Vous prendrez bien un robot?

Ils s’appellent Thymio, Bluebot, Mindstroms ou encore Ozobot. Robots éducatifs, à construire et/ou à programmer, ils font une entrée remarquée à l’école, en passe de devenir un outil presque incontournable d’apprentissage de la culture numérique. 

Désormais reconnue comme discipline à part entière et obligatoire au gymnase, bientôt obligatoire aussi dans les collèges de certains cantons, la science informatique possède, avec les robots à programmer, des ambassadeurs de charme pour initier à la pensée dite computationnelle les élèves dès leur plus jeune âge. Des objets ludiques – c’est toujours bon à prendre – pour découvrir pas à pas l’algorithmique, pour comprendre comment circulent des données, pour réaliser une programmation... Oui, mais pas seulement. Les enseignant- e-s qui témoignent dans le dossier du présent numéro de leur utilisation de robots en classe relèvent – à tous les degrés, y compris en enseignement spécialisé et jusqu’à la formation des enseignant- e-s – que «les robots sont de parfaits médiateurs pour communiquer, collaborer, créer... autant de capacités transversales qui peuvent être développées par d’autres moyens» (p. 5); qu’ils permettent d’expérimenter directement; qu’ils sont «un excellent outil pour dédramatiser l’erreur. Quand on programme un robot, on se trompe. C’est inévitable. Et c’est normal» (p. 7), «Et pour une fois ce n’est pas l’adulte qui le dit, mais le robot. Le retour est donc exempt d’affect» (p. 9). Autres observations intéressantes: «La robotique faisant appel à des compétences peu souvent sollicitées dans le cadre scolaire, je constate que les groupes d’élèves “moyens” ou “faibles” se distinguent souvent » (p. 11), ou «Bien que sceptique au départ, j’ai introduit des robots en classe pour motiver mes élèves qui montraient des difficultés d’apprentissage et de comportement (...) J’ai vécu avec cette classe mon premier moment de partage et de collaboration sans conflit» (p. 13). 

Alors, tout bon le robot? L’avez-vous déjà invité en classe? 

Bonne lecture. 

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