À l’école de l’impro

Le parallèle entre comédien-ne et enseignant-e est fréquemment fait: les deux sont en représentation devant un public, les deux transmettent. Et les deux ont tout à gagner à s’initier à l’improvisation théâtrale. 

L’impro, qui rencontre toujours plus de succès dans les salles de spectacles, demande – et donc développe – nombre de compétences très utiles aussi en classe, soulignent les pages qui suivent. Elle exige tout d’abord l’écoute, le respect de l’autre et l’empathie, sans lesquels elle n’est tout simplement pas possible, sans lesquels on ne devrait pas enseigner. Elle travaille ensuite la maîtrise de la langue, de la voix, du geste et du corps qui, corollaire des plus intéressants, développe la confiance en soi.

Autre atout précieux encore: la pratique de l’impro permet de se familiariser avec l’imprévu – toujours si prompt à s’inviter en classe –, de s’entraîner à y réagir instantanément, à accepter le lâcher-prise. Les comédien-ne-s et les enseignant-e-s – parfois portant les deux casquettes – qui ont contribué à ce dossier sont unanimes: tant de qualités devraient faire de l’impro théâtrale un incontournable dans la formation de l’enseignant-e... comme dans celle des élèves, d’ailleurs. L’impro leur permet, à eux pareillement, d’expérimenter le travail d’équipe, l’entraide et le dialogue, de développer ainsi leurs capacités à communiquer, leur imagination, leur créativité, leur réflexion; et encore d’acquérir une culture théâtrale et générale, d’apprendre à construire un récit... tout en restant dans une perspective ludique et de plaisir. L’expérience le démontre: on devient vite accro à l’impro. Bonne lecture

 

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