Pour mille balles, t’as plus rien...

... mais sur la rente de retraite, c’est une somme qui peut mettre du beurre dans les épinards! Cette nouvelle baisse viendrait s’ajouter à celle de 2013 consécutive à la création de la Caisse de prévoyance de l’État de Genève (CPEG). Alors, sommes-nous d’accord de continuer à nous faire tondre?

En mai dernier, le comité de la CEPG a décidé de dégrader les rentes à hauteur de 15%, plus que lors de la création de la CPEG où nous avions perdu 12%. Cette perte comprend 5% en moins pour ceux qui partant en retraite anticipée, dus à l’élévation de l’âge pivot d’une année; à noter au passage que cette baisse de rente a été refusée à l’unanimité par l’assemblée des délégué-e-s de la CPEG. Ces nouvelles coupes correspondent à environ mille francs de moins sur la rente. Et d’autres dégradations sont déjà annoncées. Une très forte mobilisation du personnel de l’État est donc urgente. Une première manifestation au mois de mai a été un flop. Déjà, au moment de la création de la CPEG en 2013, la mobilisation avait été faible et le parlement en avait profité pour dégrader fortement les rentes. L’attitude des collègues sur ce dossier est incompréhensible! C’est comme si les fonctionnaires étaient d’accord avec ce qui se passe; ou pire, comme s’ils étaient résignés! Les enjeux sont énormes, tous les collègues doivent s’intéresser à ces questions, qu’ils soient en début ou en fin de carrière; et encore plus s’ils sont au milieu du gué, parce qu’ils sont les plus touchés par les coupes. Il n’y a pas de honte à défendre nos retraites. C’est notre argent mis de côté chaque mois, ponctionné directement sur notre salaire. Nous sommes en droit de revendiquer que les décideurs politiques ou institutionnels ne fassent pas n’importe quoi avec notre bas de laine. On est en train de parler de ce qui va déterminer nos revenus après la vie active. Il n’y a pas de fatalité dans ce dossier. Plusieurs projets pour sortir la CPEG de sa situation délicate sont en discussion. Les syndicats, appuyés par les politiques, en ont proposé au moins deux: une capitalisation supplémentaire de la CPEG d’un milliard; ou la cession de terrains permettant la construction de logements pour rembourser à l’État un prêt de plusieurs milliards par les loyers. Cette somme permettrait d’atteindre la couverture de 80% exigée par le droit fédéral. Notre demande est que les décisions ne se prennent pas dans la précipitation et que le Conseil d’État prenne le temps d’étudier soigneusement les alternatives proposées. Nos représentants au sein du comité sont pris dans des contraintes juridiques et financières immédiates qui rendent leurs prises de décisions ardues. Ils agissent au plus près de leur conscience et des mots d’ordre du Cartel. En parallèle, le Cartel a un groupe d’experts qui travaillent sans relâche sur ce dossier; ils négocient d’arrache-pied avec le Conseil d’État, tâche tordue s’il en est. Tout ce travail vise à préserver nos prestations et doit être soutenu, notamment dans la rue par l’ensemble du personnel. D’aucuns pensent qu’à terme, il n’y aura plus de retraite, d’autres imaginent que tout est joué et qu’il n’y a plus rien à faire. La partie est certes serrée, la situation est délicate, mais une mobilisation de tous peut contribuer à faire bouger les fronts et à préserver nos rentes. Alors, la prochaine fois que le Cartel vous proposera une action, n’hésitez pas, rejoignez- nous!

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