Restructuration de pointe

Compétition académique internationale oblige, la Suisse a réorganisé l’espace rassemblant ses institutions de formation supérieure. C’est ensemble que Confédération et cantons veillent désormais à la coordination et à la qualité des hautes écoles du pays.

Longtemps en effet, rappelle notre dossier, universités, écoles professionnelles et écoles polytechniques suisses se sont développées de manière autonome, soutenues les unes par les cantons, les autres par la Confédération. Le processus de Bologne, notamment, qui a rapproché depuis le début du XXIe siècle les systèmes d’enseignement supérieur européens, a poussé à une restructuration à l’échelle nationale. Toutes les hautes écoles dépendent aujourd’hui du seul Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche et se coordonnent au sein d’un nouvel organigramme, en place depuis deux ans: la Conférence suisse des hautes écoles, la Conférence des recteurs des hautes écoles (swissuniversities) et le Conseil suisse d’accréditation (p.4). Il s’agit de veiller à la compétitivité tant de l’enseignement tertiaire que de la recherche suisse (p.12), sans oublier de maintenir voire d’améliorer les bonnes places obtenues dans les classements internationaux des hautes écoles universitaires (p.10). Les hautes écoles pédagogiques, parties prenantes de ce nouveau paysage, restent financées par les cantons (p.5), exception faite des projets de recherche qui peuvent être soutenus par la Confédération. Ainsi, le programme intitulé «Développement des compétences scientifiques dans le domaine des didactiques disciplinaires» qui a débouché, début 2016, sur la création du 2Cr2D, Centre de compétences romand de didactique disciplinaire. Constitué en réseau, sans être situé à un endroit précis, le 2Cr2D est «un nouvel élément de la construction de l’espace romand de la formation et un outil indispensable pour renforcer la qualification des enseignants du primaire et du secondaire et la relève des didacticiens», expliquent ses responsables (p.9). Concrètement, les enseignant-e-s romands auront la possibilité de se spécialiser dans leur didactique favorite dès 2018.

 

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