Un canton pont? Grâce à l’école aussi!

Avant de couper dans les budgets de l’éducation comme ils le font régulièrement, les partis de droite feraient bien de garder à l’esprit l’apport non négligeable de l’école en matière de bilinguisme cantonal et ce faisant de cohésion nationale.

Ce monde politique est prompt à se féliciter du rôle de pont qu’endosse le canton de Berne entre la Suisse alémanique et la Romandie. Il oublie que ce rôle est sérieusement facilité par les diverses actions menées, en milieu scolaire, pour favoriser la compréhension entre ces deux cultures.

Ainsi à Saint-Imier, fin septembre, la classe de 6C, tenue par Elisabeth Beck et Esther Snijders, a-t-elle vécu une belle expérience d’échange, avec le séjour en Erguël des élèves de Romi Salzmann. Correspondants des Imériens, les 7 et 8H de Grafenried (un village de la commune de Fraubrunnen) ont en effet passé une semaine dans la cité. Logés dans le tout nouveau Centre d’accueil Espace Beau-Site, ils ont notamment visité le Musée Longines, les ruines du Château d’Erguël et la Collégiale. Avec leurs hôtes, ils ont entre autres rallié Chasseral, pour un chaleureux moment de partage.

Faisant connaissance voici six ans, au moment de Brücken Bauen, un projet de la Direction de l’instruction publique et des HEP, Romi Salzmann et Elisabeth Beck poursuivent cet échange avec enthousiasme, convaincues qu’il facilite non seulement l’apprentissage de la deuxième langue nationale — quelle meilleure sensibilisation que la volonté de communiquer avec de nouveaux amis? —, mais également l’ouverture à toute la culture véhiculée par cette langue.

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