Des ouvrages à découvrir!

 

 

 

 

 

 

 

> Paul Désalmand & Philippe Forest. (2016). 100 citations littéraires expliquées. Éd. Chêne.

Lorsqu’un écrivain formule une idée d’une façon frappante et réussie, cette réflexion entre, à l’égal des proverbes et des dictons, dans le patrimoine culturel. Avoir sous la main des explications concises et érudites sur le sens d’une célèbre citation est précieux. Et permet souvent d’éviter une mauvaise interprétation, si l’on se limite à ce que l’on trouve sur le Net. Car, vulgarisées, ces formules détachées de leur contexte disent souvent le contraire de ce qu’elles exprimaient. Quand Rousseau écrit: «Je hais les livres; ils n’apprennent qu’à parler de ce qu’on ne sait pas», que veut-il dire exactement? Si l’on cite cette phrase, il faudrait ajouter que le philosophe corrige ensuite cette pensée négative en précisant que, maintenant que le mal dû au progrès de la civilisation est fait, un bon livre peut contribuer à l’atténuer. Citer à bon escient nous donne envie… de retourner à la source!

 

 

> Groupe Français d’Éducation Nouvelle (GFEN). (2016). S’approprier des savoirs. Une aventure humaine. Pratiques en littérature, histoire, art plastique, poésie, science, math… Éd. Chronique sociale.

Ce livre concrétise l’engagement qu’un groupe d’auteurs du GFEN de l’Île de France avait pris avec leur collègue et amie enseignante, Marie-Hélène Millet. Faire aboutir ce projet qu’elle portait avec conviction et avec raison: mettre en forme et publier les nombreuses démarches et pratiques d’Éducation nouvelle auxquelles elle avait participé activement et qu’elle avait souci de voir se multiplier. Pour la réussite de tous les élèves. Des pratiques éprouvées dans le collège de cette enseignante, mais aussi, et très souvent, dans les formations du GFEN. Ce livre, dédicacé à cette pédagogue trop tôt disparue, est pour les lecteurs une occasion unique de voir décrits dans le détail des ateliers d’Éducation nouvelle particulièrement forts, transférables dans divers lieux. Avec cette visée: permettre à chacun de mieux les comprendre, mais aussi de pouvoir s’en emparer pour les faire vivre sur son terrain.

 

> Sonya Florey, Noël Cordonier, Christophe Ronveaux, Soumya El Harmassi (dir). (2016). Enseigner la littérature au début du XXIe siècle. Enjeux, pratiques, formation. Éd. Peter Lang

Rares sont les livres sur l’enseignement qui parviennent à intéresser les enseignants de tous les degrés. Celui-ci en est un. Parce que la littérature nous touche souvent personnellement, mais aussi parce que le statut, la place, les usages de la littérature à l’école sont en profondes mutations. Et que celles-ci transforment non seulement le métier d’enseignant, mais aussi le rapport à la littérature qui va émerger de cette évolution. Les auteurs parviennent à nous passionner en nous faisant pénétrer dans l’épistémologie de la didactique de la littérature, tout en analysant les orientations les plus actuelles de lecture et compréhension des oeuvres, et les différents dispositifs et supports utilisés dans les classes. Ils révèlent nos conceptions de la culture littéraire, et quel lecteur nous formons. Le tout se fait encouragement à poursuivre une ouverture enthousiaste de nos élèves à la lecture.

 

 

> Boris Cyrulnik. (2016). Ivres paradis, bonheurs héroïques. Éd. Odile Jacob.

Comment apprendre à dire «non», quand on pense «oui», mais qu’on s’oppose ainsi au plus grand nombre? L’esprit moutonnier est tellement rassurant, protecteur, unificateur. On peut aller dans ce cas jusqu’au «crime d’obéissance» et suivre aveuglément les pires des dictateurs… Boris Cyrulnik décortique nos comportements. Il n’accuse pas, mais explique, avec compassion. Dans ce livre, il analyse particulièrement nos rapports avec les héros. Et cite les siens, ceux des lectures de son enfance: «Leur épopée me racontait qu’il est possible de s’élever au-dessus de la fadeur des jours et du malheur de vivre.» Ces héros permettraient donc aux enfants de se construire, aux adultes de se réparer. Attention cependant! Quand ces personnages héroïques se laissent pervertir, ils peuvent se transformer en planteurs de haine et en pourvoyeurs du pire. Cyrulnik nous rend intelligents. Une fois de plus.

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