C’est le printemps!

Ah! La nature revit enfin, les bourgeois apparaissent aux cimes des branches, les volatiles en tout genre gazouillent sous les fenêtres, la nature dans son ensemble sort de sa torpeur hivernale pour revêtir son manteau printanier…

 

Si le petit monde de l’éducation n’a pas vraiment eu le temps de marquer un temps d’arrêt alors que les températures étaient plus fraîches, il faut bien avouer que la hausse du mercure rime également avec un sursaut et un réveil parfois ardu pour certains.

Les élèves confrontés à l’obligation d’obtenir des résultats adéquats et suffisants pour la suite de leur cursus estudiantin doivent redoubler d’efforts afin d’atteindre les objectifs fixés. D’autres, encore un peu rêveurs, et peinant à saisir qu’ils vivent leur dernier printemps sur les bancs de l’école obligatoire, essaient de s’activer afin de trouver une place d’apprentissage. Si la plupart obtiendront leur précieux sésame afin de commencer une formation professionnelle ou de débuter une carrière d’étudiant, nous devons tout de même dénombrer des élèves aux projets utopiques, des élèves sans projet ou simplement des doux rêveurs qui prolongeront le voyage dans le monde de Morphée encore un ou deux semestres. Voilà un dossier sur lequel il faudra plancher afin d’éviter que ces derniers soient de plus en plus nombreux aux portes des futurs étés. La volonté du Service de l’enseignement est de renforcer et de donner encore plus d’impulsion afin que notre CO soit une plateforme d’orientation toujours plus efficiente. Nous ne pouvons que saluer cette volonté et nous engager à collaborer activement à cette réalisation.

Si pour certains collègues, ce printemps coïncide avec le dernier de leur pensum, d’autres s’interrogent encore grandement sur la suite de celui-ci. Nombreux sont ceux qui se questionnent et hésitent encore à prolonger au-delà de 2020. Les machines à calculer de la CPVAL fonctionnent à plein régime et les opérations vont bon train pour les départs prévus jusqu’en septembre 2020. Malheureusement, au-delà de cette date, il va falloir encore patienter un peu. La CPVAL annonce que des projections claires ne pourront être établies que lors du troisième, voire quatrième trimestre de cette année. De même, si la perte ne sera, suite au paiement de l’État, que de 7,5%, l’étalage par palier de cette perte reste encore à définir et pourrait être plus conséquent que prévu lors de la première année. Le directeur de la CPVAL a articulé le chiffre de 3% pour la première année… Affaire à suivre. Nous rappelons et rééditons notre conseil à nos membres concerné·e·s: n’hésitez pas à contacter la caisse afin d’obtenir dès que possible une projection claire. Il faudra tout de même se montrer patient pour celles et ceux qui imaginent un départ à l’horizon 2020.

Pour clore cette revue printanière, je soulignerai deux derniers réveils difficiles. Il s’agit tout d’abord de celui des élèves présentant des profils complexes et qui perturbent parfois durement la vie de classe. Si dans la vallée du Rhône leur nombre est limité, nous sentons tout de même un durcissement de certains de ces cas. Lors de sa rencontre prochaine avec le Service de l’enseignement, le comité de l’AVECO abordera cette thématique avec comme objectif de trouver ensemble des solutions viables et durables. Pour finir, le printemps coïncide souvent avec changements… cependant certains changements ne sont pas voulus. En raison de réduction d’effectifs essentiellement, des compressions d’heures impliquent que des collègues se voient, malgré plusieurs années de service, signifier une diminution de périodes et même parfois un licenciement. L’État se doit de retrouver des heures et des emplois pour ses enseignant·e·s. Nous travaillons activement avec le Service de l'enseignement afin de faire appliquer la loi sur le personnel de l’État du Valais, dans ce cas précis aussi aux enseignant·e·s.

Le soleil brille haut dans le ciel valaisan. Ne laissons donc pas des nuages l’obscurcir.

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