Quand le bilinguisme se vit bien

Saveurs fribourgeoises pour notre premier dossier de l’année, qui présente un bilinguisme cantonal à forte personnalité. Une particularité: on y propose un cursus spécifique pour celles et ceux qui souhaitent enseigner dans les deux langues.  

Si, au niveau des écoles professionnelles et des gymnases, une bonne moitié des cantons suisses proposent des filières bilingues, l’offre est beaucoup plus rare au niveau de la scolarité obligatoire. Quelques cours ou classes – pris d’assaut! – se sont ouverts, notamment dans les cantons bilingues justement. Ailleurs, on remarque le bel effort de Neuchâtel avec son projet PRIMA, les quelques possibilités posées dans le Jura, des projets pilotes ici ou là qu’il s’agira d’évaluer... À Fribourg, où coule cette fameuse Sarine censée partager le pays entre francophones et alémaniques, les futur-e-s enseignant-e-s primaires ont la possibilité depuis le début des années 2000 de suivre une formation en trois ans en mode bilingue. Depuis la rentrée 2017, le diplôme – revisité – permet non seulement de postuler dans les deux régions linguistiques, «mais il confère (...) la possibilité de prendre en charge des projets bilingues ou des classes bilingues» (p. 4). Et dès la prochaine rentrée, autre nouveauté, un CAS (Certificate of Advanced Studies) d’une année en «Didactic Engineering in Bilingual Immersion» permettra de compléter sa formation, histoire de professionnaliser l’enseignement bilingue et immersif (p. 18).

À travers ses différents articles, échos de recherches, exemples de pratiques, descriptifs et témoignages – ah! si le «bolze» (p. 11) pouvait servir d’exemple... –, notre dossier montre l’évidente richesse du bilinguisme: vive la plongée dans le langage et la culture de l’autre!

Bonne lecture. 

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