Un rapport et des informations

Lors de l’assemblée de la SPFF qui s’est tenue le 8 septembre et dont, pour des raisons de délai rédactionnel, vous aurez un compte-rendu complet dans le prochain numéro de l’Educateur, deux résolutions ont été discutées et votées. Présentation.

 

L’annonce à la presse par notre Directeur d’une augmentation de 55 EPT dans l’enseignement fribourgeois est une bonne nouvelle. Cela permet de répondre à une partie des besoins dans l’enseignement ordinaire et spécialisé. Or, il n’est pas incongru de rappeler que pour les soutiens aux élèves en difficulté, ce n’est pas suffisant et que nos effectifs moyens augmentent d’année en année, pour passer à vingt au primaire. Nous attendons aussi que nos propositions et que les réalités du terrain relayées par la SPFF ne soient pas seulement écoutées, mais réellement prises en compte.

Art. 51, encore et encore…

Encore un billet dans lequel j’évoque cet article définissant les conditions de l’enseignement en demi-classe. En l’état, il sera appliqué sans modification dès la rentrée 2018, malgré nos multiples interventions et le rappel de nos arguments. C’est pourquoi la SPFF, coordonnée avec les autres associations, demande à la Direction de l’instruction publique, de la culture et du sport (DICS), dans une première résolution, de lui fournir pour le 1er janvier 2018 un rapport complet contenant: ses arguments conduisant à maintenir l’Art. 51 sous la forme proposée; sa vision pour le développement et le maintien de la qualité de l’enseignement des Arts; des données statistiques des formations des enseignant-e-s des branches concernées; ses projets de formation pour les enseignant-e-s qui désirent se spécialiser dans ce domaine; les mesures de soutien qu’elle entend apporter aux enseignant-e-s qui se retrouveront seul-e-s pour assumer l’ensemble de cet enseignement; le processus ainsi que les critères et l’échéancier qui seront mis en place pour tirer le bilan promis de l’introduction de cet article; et sa réflexion sur l’avenir des enseignant-e-s AC. Le passage en force sur cet article laisse augurer d’autres décisions à venir, se déclinant par des adaptations de divers lois ou règlements touchant toute la fonction publique ou l’enseignement en particulier.

Éviter des malentendus

La mise en oeuvre de la nouvelle Loi scolaire et de son Règlement d’application a induit la révision ou la rédaction de nombreux directives et documents. Certaines décisions prises ou à prendre sont importantes, avec des conséquences concrètes sur l’organisation, les procédures ou les attentes envers le corps enseignant. C’est pourquoi, avant d’être mis devant un certain «fait accompli» et face à des informations incomplètes, voire contradictoires, la SPFF demande au Service de l’enseignement, dans une deuxième résolution, de mettre à sa disposition l’échéancier des travaux prévus à court terme, de consulter, même sur une courte durée, le comité de la SPFF pour toutes nouvelles directives ou nouveaux documents avant leur diffusion et de veiller à ce que le processus d’une communication sans ambiguïté soit assuré sur toute la chaîne hiérarchique.

Le fait que la SPFF est un partenaire reconnu dont la connaissance du terrain n’est pas contestée, nous légitime dans cette demande, dans un esprit constructif et afin de pouvoir diffuser un message le plus coordonné possible avec nos autorités. 

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