Quelques réponses… beaucoup de doutes

La SPFF a vécu une fin d’année scolaire très chargée, car nous tenions à boucler quelques dossiers avant l’été. Le bilan de nos actions est contrasté et nous devons aujourd’hui remettre l’ouvrage sur le métier, car quelques désaccords subsistent toujours avec notre Direction.

 

Une délégation de la SPFF a pu rencontrer longuement le 20 juin M. Stern accompagné de plusieurs cadres de la Direction de l’instruction publique, de la culture et du sport (DICS). Relayant le malaise exprimé par plusieurs collègues lors des rencontres d’arrondissement, nous avons tout d’abord insisté sur le fait que de nombreuses informations arrivent dans les établissements et sont transmises parfois de manière très disparate selon le ou la responsable d’établissement. Un accent doit être mis sur la communication, une communication coordonnée avec un socle commun à tous les échelons de la hiérarchie. Une réflexion globale doit être menée à la DICS afin d’assurer la bonne compréhension et une mise en oeuvre correcte des nouvelles directives et des nouveaux processus. L’exercice est difficile, mais ô combien important. Le sujet de discorde principal reste l’application de l’Art. 51 du Règlement de la loi scolaire (Enseignement par demi-classe). En effet, malgré nos demandes et la reprise de nos arguments, aucun changement n’est prévu, avec le maintien de la règle des seize élèves minimum pour un dédoublement, en particulier pour les activités créatrices (AC). Certes, le vivier des enseignantes spécialistes dans ce domaine s’épuise, mais les enseignant-e-s généralistes ne pourront pas, en l’état, tout assumer. Avec 8% des unités AC qui tomberont, ce sont autant d’économies cachées qui sont induites. Nous ne baisserons pas les bras et coordonnerons nos actions avec nos collègues alémaniques qui sont encore plus fortement pénalisé- e-s. Concernant la dotation et l’organisation dans les établissements des mesures d’aide (appuis pour MAO, cours de langue, appuis divers), la SPFF a une nouvelle fois exprimé ses doutes. Malgré quelques moyens supplémentaires obtenus, la situation est toujours tendue et nous contestons toujours la mise en place d’un système de quota qui ne va pas dans le sens d’un soutien aux élèves selon leurs besoins. La suite des réflexions doit être menée au niveau des inspecteurs et le pilotage du système devrait s’améliorer au fil des mois. Nous devrons rester sur nos gardes, d’autant plus que la nouvelle loi sur l’enseignement spécialisée va arriver prochainement. Enfin, la mise à disposition sur notre plateforme électronique de nouvelles fiches de demande de soutien ou d’intervention des services auxiliaires a provoqué un tollé. En effet, même si l’entrée en vigueur de ces documents était prévue à la rentrée, ils étaient les seuls disponibles dès le mois de mai… De plus, leur contenu ne satisfait pas la SPFF qui a demandé quelques améliorations, en particulier concernant la signature des enseignant-e-s, ce que nous avons obtenu. Or, malheureusement, dans ce processus, nous n’avons pas été consultés ou au moins informés des changements prévus. Au terme de cette rencontre, la délégation de la SPFF est restée dubitative et la route s’annonce semée d’embûches. La SPFF donnera le meilleur d’elle-même afin de construire un environnement, des conditions- cadres qui permettent à tous de s’y retrouver. La réponse est entre nos mains, soyons à la hauteur de nos attentes, ensemble. C’est dans ce contexte que je vous souhaite une belle rentrée et beaucoup de plaisir durant cette année.

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