Vingt-huit ans après, des progrès?

Le 14 juin 1991, les femmes se mettaient en grève. Un débrayage inattendu qui fait date dans la lutte pour l’égalité entre femmes et hommes. Vingt-huit ans plus tard, une nouvelle mobilisation est prévue le 14 juin. Égalité salariale, égalité dans la charge de travail domestique, dénonciations des stéréotypes ou des violences… des efforts sont encore nécessaires: soyons solidaires.  

L’analyse des inégalités salariales est préoccupante: les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur l’égalité salariale livrés fin janvier montrent clairement que les inégalités des salaires entre les femmes et les hommes sont une réalité en Suisse. La part discriminatoire de l’écart salarial a même augmenté, passant à 19,6%. Ce n’est malheureusement pas la révision récente de la Loi sur l’égalité (LEG) qui mettra un terme à cette évolution négative. D’autres mesures sont indispensables pour faire changer la pratique des entreprises. La grève du 14 juin est là aussi pour ça. 

Si, dans notre profession, des progrès en matière d’égalité ont été, suivant les cantons, enregistrés – je pense en particulier aux salaires des enseignant-e-s du premier cycle ou de branches rares qui ont vu leur statut et leur salaire mis à niveau pour sortir de l’adage «petits élèves, petite formation, petits salaires, petites maîtresses» –, il reste encore des inégalités, en particulier pour nos collègues travaillant à temps partiel, qui sont en majorité des femmes. Il nous faut donc continuer à revendiquer une meilleure prise en compte des tâches relatives à notre métier qui sont incompressibles, donc identiques, que l’on travaille à plein temps ou à temps partiel. 

Parallèlement, nous devons profiter de cette journée pour évoquer ces sujets avec nos élèves. La lutte contre les stéréotypes est essentielle si l’on veut atteindre l’égalité. 

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