Une décision assumée

Le 5 novembre dernier, la FAFE décidait de ne plus soutenir la manifestation organisée par le SSP pour notre Caisse de prévoyance. Cette décision rapide en a surpris plus d’un·e. Quelques lignes pour quelques infos complémentaires.

 

Les communications du début du mois de novembre concernant la Caisse de pension ont engendré beaucoup d’incertitudes au sein du personnel. Compte tenu du climat actuel, il est bon d’apporter quelques précisions.

Pour rappel, le comité de la FEDE a décidé dans sa séance du 2 octobre de se rallier au projet du Conseil d’État. Deux motifs ont notamment convaincu le comité. Tout d’abord, le projet a été négocié avec force lors de nombreuses séances avec le Gouvernement ce qui a amené à des résultats probants et à des améliorations par rapport aux propositions initiales mises en consultation l’automne dernier, malgré les pertes de rente qui restent importantes. À ce stade, les négociations étaient à leur terme et le projet était trop avancé pour obtenir encore des modifications. Ensuite, le spectre du rejet de ce projet par le peuple fin 2020 faisait courir le risque de mesures encore plus dures et de pertes encore plus importantes.

Le 9 octobre, la FAFE a convoqué une assemblée qui a voté une résolution demandant soit une augmentation du montant des mesures transitoires de 380 à 500 millions, soit une augmentation salariale supplémentaire en compensation des pertes subies. Nous avons transmis cette résolution avec le soutien de la FEDE tout en demandant de pouvoir rencontrer au plus vite la délégation du Conseil d’État pour les questions de personnel. Cet appel a été entendu et le mercredi 30 octobre, M. Godel, M. Siggen et Mme Demierre nous ont reçus avec M. Bernard Fragnière, président de la FEDE. La discussion a été franche et constructive. Les représentant·es du Gouvernement ont confirmé qu’il était hors de question de modifier le projet, mais ont par contre exprimé leur compréhension envers la frustration du personnel, conscient·es des sacrifices consentis par rapport aux mesures d’économie et par rapport aux péjorations engendrées par le projet actuel. C’est pour cette raison qu’ils ont accepté d’entrer en matière sur la requête d’une augmentation salariale supplémentaire.

Ce principe a été accepté par le Conseil d’État lors de sa séance hebdomadaire du 5 novembre. Il nous l’a fait savoir par courrier dans lequel il précise qu’il est exclu de modifier le projet et que, «concernant une nouvelle amélioration salariale, le Conseil d’État la réalisera indépendamment du projet de la Caisse de prévoyance au moment qu’il jugera opportun». Pour la FAFE, c’est un engagement ferme qui répond à notre résolution du 9 octobre, c’est la dernière amélioration encore possible. À ce stade, remettre en doute la bonne foi du Conseil d’État relevait de la pure spéculation, d’autant plus que des signaux favorables et des garanties nous ont été donnés par après. C’est pourquoi la FAFE, devant cette situation, s’est ralliée à la FEDE et a décidé d’entrer en matière sur le projet présenté, non sans hésitations.

La FAFE, respectivement ses associations membres, n’ont eu de cesse durant les derniers mois de défendre le personnel avec force et ce n’est pas trahir la volonté d’une assemblée que d’avoir pris l’option de soutenir le projet avec les nouveaux éléments en notre possession et d’avoir fait preuve d’un certain pragmatisme. Cette décision est assumée, même si elle fait peser le lourd poids des responsabilités sur nos épaules.

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