Se syndiquer, le moment ou jamais...

Mobilisation syndicale remarquable d’unanimité dans la plupart de nos cantons romands ces derniers mois, pour faire face aux restrictions budgétaires sauvages, irréfléchies ou mal pensées, non négociées ou imposées, pour s’opposer aux mesures soi-disant indolores, aussi nuisibles pour l’école qu’inefficaces pour les équilibres budgétaires. Un sérieux ras-le-bol, particulièrement bien exprimé en Valais, à Neuchâtel et à Genève, notamment.

Cette bataille, pas toujours très bien comprise dans l’opinion, aura déjà permis de limiter les dégâts, en faisant reculer des décisions de diminutions de postes principalement, et en permettant, dans certains cantons, une meilleure prise en compte des syndicats comme de véritables partenaires, capables d’analyses et de propositions vitales pour l’école. Pourtant vos responsables cantonaux le savent, on est loin d’être sortis du tunnel. Les diminutions budgétaires à prévoir sont encore pires que bien des prévisions.

Cette année 2015, qui s’annonçait difficile, a vu le ciel se charger encore en janvier avec l’abandon du taux plancher par la BNS. De quoi rebrasser complètement les cartes de l’économie, du plein emploi en Suisse, des politiques fiscales et donc des situations budgétaires cantonales. De quoi aussi compliquer le travail de nos syndicats qui auront d’autant plus de difficultés à lutter contre les économies imposées à l’école.

Deux constats en signe d’espoir pourtant: une très forte mobilisation des collègues les plus jeunes et une augmentation du nombre d’adhésions dans plusieurs de nos syndicats.

Que les collègues les plus jeunes soient inquiets et réagissent, que quelques adhésions aient été enregistrées, est naturellement à saluer, mais sera loin d’être suffisant. Au moment où il va falloir peser de tout le poids du corps professionnel, il est indispensable que chacune et chacun se sente responsable et engagé. L’individualisme et le fait de profiter des acquis syndicaux sans payer sa cotisation ne devraient plus être de mise en 2015.

Ne pas être syndiqué, c’est nier son appartenance professionnelle. Le temps devient très lourd dans le ciel de l’école, cela concerne tout le monde et l’école a besoin de chacune et de chacun.

Engagez-vous, rengagez-vous, qu’ils disaient!

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