Santé

Depuis plusieurs années, les mesures d’économies dégradent petit à petit, de manière pernicieuse, les conditions de travail des enseignants: diminution des décharges, intégration sans appui, transfert de mesures administratives sur les enseignants, augmentation du pensum...

Lors de la confection d’un cocktail de fruits, si la quantité d’un ingrédient varie, si un fruit n’est pas assez mûr, s’il est au contraire légèrement blet ou s’il manque une épice, vous n’aurez pas la même saveur, le cocktail sera complètement différent, voir dénaturé. Il en va de même avec les conditions de travail. Le SER a plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme, en dénonçant ces mesures d’économies faites au coup par coup et au détriment de la qualité de l’enseignement, voire aussi, au final, au préjudice des élèves.

Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a vraiment quantifié les effets sur la santé des enseignants de ces mesures, bien qu’étant conscient qu’il y a forcément à terme un impact négatif. Puisque les autorités et les politiques minimisent parfois le problème – malgré les coûts financiers induits par les remplacements et le renouvellement du personnel quittant la profession ou diminuant son taux d’occupation - le SER a décidé de lancer une grande enquête afin de connaître l’état de santé du corps enseignant romand.

Il s’agit de mettre en place un outil, réutilisable, afin de pouvoir faire des comparaisons dans le temps, pour cibler les éléments à améliorer dans notre cadre de travail et par rapport à notre statut. Bien sûr, nous serons particulièrement heureux - et nous le souhaitons - si les résultats de l’enquête démontrent que le corps enseignant de Suisse romande est en bonne santé, relativement peu absent dans les classes et peut travailler correctement lors des périodes hors présence des élèves. Cependant, nous sommes prêts à nous battre dans le cas contraire pour améliorer nos conditions de travail. Alors répondez, c’est bon pour votre santé.

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