Retraité·e·s, rengagez-vous!

Quel choc: une lettre avec l’ours bernois en médaillon, une lettre de votre ancien employeur! L’enseignante retraitée que vous êtes a mis du temps pour s’accepter «sans profession». Mais, contrairement à ce que vous imaginiez, le jour où vous avez quitté votre Établissement scolaire, ce n’est pas en passant devant lui à l’heure où le préau pépie que vous en avez pris acte. Pour vous, ce fut lorsque vous avez reçu la première mensualité de la caisse de pension, puis celle de l’AVS. On se trouve soudain ligoté sur un wagon fou: «Donc, désormais, jusqu’à ma fin, je serai rythmée par ces deux avis, point.» Heureusement, la santé, «ça va, merci», et vous pouvez donc essayer des formules, espérées profondes et sereines. Par exemple, «la retraite, dites-vous volontiers, c’est un équilibre fragile entre le déclin du corps et l’éternelle jeunesse du désir!».

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