Quatre ouvrages à découvrir ici!

 

 

 

 

 

 

 

> Eric Walther. (2019). Formateurs d’enseignants. Esquisses pour une éthique professionnelle. Volume 1. Éd. Ouverture.

L’éthique se trouve avec cet auteur, enseignant formateur romand, au coeur de la pédagogie. Le terme «Esquisses» dans le titre annonce la couleur: son travail dans le domaine d’une éthique professionnelle n’est pas achevé et ne le sera jamais. Mais au fil des pages, grâce aux difficultés rencontrées dans la profession, aux dérapages toujours possibles, aux abus de pouvoir mis en évidence, une éthique professionnelle se dessine. L’auteur nous invite à nous mettre en recherche avec lui pour qu’à notre tour, seul·e ou avec d’autres, il soit possible de (re)découvrir les repères qui orientent nos engagements professionnels. On peut lire les chapitres dans n’importe quel ordre. Ainsi est-il possible de commencer par le dernier qui nous fait rencontrer «19 histoires pour réfléchir». En nous posant ces questions: et si…? Et si j’étais à la place de l’enseignant? Ou de l’élève? Ou des parents?

> Eric Walther. (2019). Formateurs d’enseignants. Esquisses pour une éthique professionnelle. Volume 2. Éd. Ouverture.

Chic! Un volume 2. L’auteur profite d’une séquence proposée en formation initiale des enseignants pour aborder d’une autre manière la question de l’éthique. Un travail réalisé sur la question des valeurs dans l’univers scolaire, de leur rôle dans les multiples décisions que prennent chaque jour les enseignant·e·s. Le lecteur est invité à se lancer d’abord dans une exploration personnelle de ses valeurs. En suivant les étapes qui avaient été proposées aux étudiants. Une belle occasion d’amorcer la réflexion sur le sujet, avant de découvrir, dans les chapitres suivants, les réponses formulées par les étudiants. Une manière originale pour l’auteur de se faire pédagogue avec ses lecteurs. Une passion. Eric Walther nous dit que son aventure d’écriture commencée en 2012 pour «montrer un formateur au travail» s’arrête avec ce livre. Merci Monsieur Walther. Puissiez-vous ne pas dire la vérité!

> Georges Arès. (2019, rééd). Parler suisse, parler français. Éd. de l’Aire.

Voici un guide destiné aux touristes, congressistes, traducteurs et traductrices, auteur ·e·s en tous genres. Avec ce but: prendre conscience du bilinguisme suisse/ français en terres romandes. Pour pouvoir contrôler quand parler l’un et l’autre avantageusement. L’objet unique de ce lexique est ainsi de signaler les divergences entre ces deux langues, avec une attention particulière portée aux points où il peut y avoir utilisation du parler romand à l’insu du locuteur. Un livre très utile aux enseignants devant rendre conscients leurs élèves de l’importance de posséder le français pour être compris de tout le monde et comprendre la majorité des écrits concernant la pensée, la science, l’enseignement, la recherche. Tout en distinguant la langue romande, lui donnant ainsi une pleine saveur en la reconnaissant dans son utilité locale. Pour en jouir dans l’intimité et la convivialité romande. Sans comprendre… tare pour barre.

> Walter Isaacson. (2019). Léonard de Vinci. La biographie. Éd. Presses polytechniques et universitaires romandes. Lausanne. Trad. de l’anglais: À-S. De Clercq et J. Gerlier.

Léonard de Vinci, c’est avant tout La Joconde et son sourire en coin. Et pourtant, la peinture n’était pas pour Léonard son seul atout. Dans une lettre au duc de Milan, il vante longuement ses compétences d’ingénieur, d’architecte, d’urbaniste, de fabricant d’armes nouvelles, avant d’ajouter négligemment à la fin de sa missive qu’il est aussi peintre… Pour les cinq-cents ans de sa mort (2 mai 1519), voici donc une bibliographie de six-cents pages à lire sur les plages cet été. En pédagogue intéressé de tout, tout, tout savoir sur cet enfant illégitime (une chance: il aurait pu finir notaire), gaucher, végétarien, distrait, parfois hérétique. Et homosexuel comme son grand rival Michel-Ange. Le défaut de ce touche-à-tout de Léonard, c’est qu’il commençait beaucoup de choses qu’il ne finissait jamais. Toute sa vie il a trimballé La Joconde dans ses bagages dans l’espoir d’y ajouter encore un coup de pinceau.

L'accès aux documents est réservé aux abonnés.