Plus je m’investis dans mon syndicat, plus il me ressemble!

La récente journée syndicale a été l’occasion d’une généreuse distribution de remerciements à celles et ceux qui font vivre notre syndicat, qui montent au front pour défendre les conditions de travail des enseignants et la qualité de la formation dont bénéficient nos élèves ou étudiants. Pourtant... 

Évidemment, ça fait chaud au coeur d’entendre des collègues de tous horizons nous communiquer leur satisfaction quant à la vitalité du syndicat, nous manifester leurs encouragements dans les combats que nous menons, leur admiration quant à l’énergie que nous y mettons, ainsi que leur sympathie face à la fatigue que cela doit engendrer. Bien! Très bien, même! En effet, on ne peut ignorer la fatigue menaçant le comité cantonal, que certains membres quittent après avoir beaucoup donné. Et il est souvent difficile de compenser leur départ. C’est dommage, car ça met la pression sur ceux qui restent. Or, personne n’attend d’eux un engagement à vie… La sauvegarde de leur santé exige même que chacun puisse oeuvrer durant un temps limité, quelques années, selon un cycle naturel: acclimatation et découverte des dossiers; puis implication croissante dans des groupes de travail et éventuelles responsabilités; désengagement progressif enfin, permettant de coacher les nouvelles forces.

Davantage qu’une assurance!

Comme cela a été rappelé à Colombier, l’offre du syndicat va au-delà d’une assurance. Certes, à l’occasion des grèves et en diverses autres récentes occasions, on apprécie la protection qu’il garantit. Pourtant, le syndicat promeut aussi des valeurs, notamment la solidarité, base de notre action. La différence tient autant à la qualité de ses «dirigeants» qu’à celle des membres, qui ne sont pas de simples clients, mais des collègues, des partenaires sur lesquels on doit pouvoir compter et, souvent, des amis. Le SAEN a la chance de compter encore sur un comité composé d’une dizaine de membres des divers degrés. Mais si l’on n’y prend garde, l’affaiblissement menacera, imperceptiblement peut-être, avec des conséquences insidieuses sur la pérennité du syndicat. Prenons le pari que ce scénario de crise ne se produira pas. Un signal encourageant a été donné par une jeune collègue tout juste syndiquée, qui a offert de se joindre au comité selon ses moyens. Son engagement lui donnera accès aux coulisses du théâtre des opérations. La connaissance du fonctionnement du système permet de l’influer. Le syndicat est actif dans de multiples groupes de travail à la portée variable, mais permettant souvent de déboucher sur des améliorations des conditions de travail et, parfois, sur la correction d’injustices. Pour un fonctionnement optimal, le comité apprécierait encore l’apport de collègues des vallées et du haut du canton, tout comme du secteur professionnel. En syndicalisme comme dans d’autres domaines, l’information est le nerf de la guerre. Disposer d’antennes dans tous les coins du canton permet de gagner du temps et d’être plus efficaces, d’éviter un paroxysme débouchant sur des conflits particulièrement pénibles. À qui le tour de se joindre à la belle équipe du comité? À vous? 

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