Nous devons trouver une solution

Cet article souligne une régression par rapport à ce qui se passe actuellement et nous ne pouvons concevoir un enseignement de qualité dans les domaines concernés dans ces conditions. Aussi, avec nos collègues alémaniques et du secondaire, nous avons sollicité une rencontre avec M. Siggen qui nous a reçus le 23 juin. Un premier questionnaire a été transmis aux enseignantes AC fribourgeoises et un courrier a été envoyé au Département afin d’exprimer quelques arguments qui plaident en faveur de la recherche d’une solution pour cet article qui devrait, selon les dispositions transitoires, être effectif au 1er août 2018.

Nos arguments

– Les effets de cet article sur les apprentissages et le développement des compétences manuelles, créatrices, informatiques, de gestion de sa santé et d’un budget de ménage seront importants. Sans un suivi proche des élèves dans ces domaines, il y a un risque de ne pas développer correctement ces attentes fondamentales.

– À la fin du secondaire I, pour la majorité des jeunes, il n’y a plus d’opportunités de formation dans ces domaines. La possibilité de s’exercer, d’expérimenter, de manipuler, de tester, d’inventer, de créer… n’est plus garantie pour tous les élèves.

– Dans de nombreux établissements, les infrastructures mises à disposition, en particulier les locaux, ne sont pas adaptées pour accueillir des groupes pouvant aller jusqu’à dix-neuf élèves.

– Pour l’informatique, il y a un manque de logique dans les chiffres proposés, puisqu’on pourrait voir des groupes de type G1 ou PG2 moins nombreux que pour le type EB3.

– La sécurité n’est pas assurée. L’utilisation de machines spécifiques, d’outils particuliers ou d’ustensiles divers demande un encadrement et des mesures particulières de prévention contre les accidents.

Dans de nombreuses situations, les élèves seront laissés seuls pour utiliser ces divers outils, sans que les enseignant- e-s puissent avoir un oeil sur chacun.

– L’organisation interne des établissements et la préparation des cours par les enseignant-e-s vont s’avérer très compliquées. Il faudra prévoir plusieurs activités en simultané afin d’assurer une efficience dans le travail. Il sera dès lors difficile de répondre de manière satisfaisante à tous les élèves et de les guider de manière efficace.

– De nombreuses interrogations et doutes sont émis par les enseignant-e-s primaires en particulier, qui ne se sentent pas aptes à assumer cet enseignement seul-e-s avec leurs élèves. L’appui de spécialistes dans ce domaine reste indispensable. Les associations professionnelles ont de la peine à comprendre sur quelle base cette décision a été prise, qui péjore la situation actuelle. Y a-t-il eu une analyse de la part de la Direction de l’instruction publique et du sport (DICS) sur ces questions et sur les conséquences d’un tel article? Les arguments énoncés ci-dessus ont-ils fait l’objet d’une évaluation? Comment la DICS entend-elle garder une qualité d’encadrement et d’apprentissage des élèves dans les domaines concernés par cet article?

Et ensuite…

En mettant en commun leurs forces, les représentants des associations concernées par cet article (la SPFF – l’AMCOFF

– le LDF) mettent tous les atouts de leur côté pour aboutir à une solution qui ne prétéritera pas la qualité de l’enseignement dispensé à nos élèves.

 

Règlement de la loi scolaire du 19 avril 2016:

Art. 51 Enseignement par demi-classe

1. La Direction peut accorder un appui pédagogique ou dédoubler la classe pour l’enseignement des activités créatrices et de l’économie familiale dès 16 élèves.

2. L’enseignement de l’informatique peut être dispensé par demi-classe dès 24 élèves ou, en classe à exigences de base, dès 20 élèves.

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