Normes respectées

L’enquête sur le temps de travail des enseignant·e·s (ETT’19) est la première du genre à être effectuée à une large échelle en Suisse romande. Basée sur l’enquête menée pour la troisième fois par la faitière Lehrerinnen und Lehrer Schweiz (LCH) pour la partie suisse alémanique, elle bénéficie donc d’une certaine expertise en la matière. 

À la lecture des résultats, les enseignant ·e·s travaillent effectivement légèrement plus que les normes légales. Le temps de travail annuel pour un équivalent temps plein (TTA-EPT) par ordre d’enseignement est la référence par rapport à laquelle le temps de travail des enseignant·e·s ayant différents taux d’activité peut être mesuré. Il représente la somme des heures travaillées, divisée par le nombre d’équivalents plein temps que les enseignant·e·s effectuent ensemble. Tous ordres d’enseignement confondus (EP-Sec II), le TTA-EPT dure 1 892 heures. Les données obtenues avec l’ETT’19 sont intéressantes à plus d’un titre, d’autant plus si nous les mettons en lien avec celles obtenues en 2017 à travers l’enquête sur l’état de santé des enseignant·e·s romand ·e·s. Ces deux enquêtes et leurs résultats indiquent clairement que ce n’est pas le nombre d’heures de travail qui influence l’état de santé des enseignant·e·s puisqu’il correspond aux normes, mais certainement la charge de travail et son intensité émotionnelle et psychique. Ce que l’ETT’19 corrobore avec les résultats concernant le sentiment de stress, les relations avec les parents ou encore la charge administrative. Il y a donc pour le SER un grand travail à effectuer de la part des autorités pour alléger cette charge. D’autant plus que la majorité des enseignant ·e·s travaille à temps partiel et effectue donc un grand nombre d’heures supplémentaires comme le montre cette enquête.

Lire aussi en pp. 40-41. 

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