On n’a pas fini d’en parler

Une réforme de l’orthographe qui, bien que trentenaire, reste quasiment invisible dans les textes courants et n’en finit pas de faire débat; des résistances tout aussi vives, face à l’écriture dite inclusive... Difficile à bouger, le français?

 

Avertissement! Dans le dossier qui suit ne s’expriment que des amoureuses et des amoureux de la langue française, passionné·e·s de surcroit.

Pour convaincre, s’agissant des rectifications orthographiques: «Si les réformes des siècles passés avaient pour but de rendre la lecture plus accessible à tous et toutes, l’enjeu d’aujourd’hui est bien de rendre l’écriture plus accessible» (p. 5), sachant qu’il n’y a plus le temps d’antan à disposition en classe pour apprivoiser l’orthographe. Pas question toutefois d’abandonner son enseignement. Des élèves terminent leur scolarité toujours fâché·e·s avec elle? Des pistes didactiques renouvelant la motivation à apprendre existent (p. 7), pour les futur·e·s enseignant·e·s également, auxquel·le·s il est bien demandé, pour obtenir leur diplôme, de maitriser l’orthographe. Une orthographe «qui continue à s’améliorer en tout temps, pour autant qu’elle soit travaillée» (p. 8). Pour convaincre aussi, s’agissant de l’écriture égalitaire: l’usage des doublets, par exemple, «permet d’élargir le champ des possibilités identitaires pour les filles comme pour les garçons» alors que «l’utilisation du masculin seul attire invariablement l’attention des enfants vers des propriétés limitantes du monde» (p. 10).

Que l’on soit pour, contre ou hésitant·e, le français heureusement bouge, dans les usages langagiers du monde numérique (p. 13), avec les mots nouveaux qui entrent dans les dictionnaires (p. 15), grâce au parler des jeunes, qui n’hésite pas, lui, à évoluer, à se mélanger, à s’enrichir sans cesse (p. 16), à s’amuser, à l’instar peut-être de ces «petites acrobaties intellectuelles caractéristiques du quotidien du linguiste» (p. 17) qui closent notre dossier.

Bonne lecture.

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