Mal aux maths? Ça se soigne!

Que représentent les mathématiques pour vous? Une évidence? Ou, à l’inverse, une «matière» pas tout à fait (ou même pas du tout) intégrée? Quel rapport entretenez-vous avec elles? Comment les enseignez-vous?

 

Ma relation aux mathématiques a commencé comme une belle histoire: un genre d’émerveillement à déchiffrer, à d’abord apprendre que 1 plus 1 égalent 2, et cela, que l’on compte des pommes, des camarades, des sous ou des étoiles. Rassurant. La relation a grandi, sereine, pendant quelques années, nourrie par exemple de notions comme les nombres premiers, l’infini qui donne le tournis ou le zéro qui – oui! – peut diviser, surtout au moment du partage des bonbons.

Le rapport s’est gâté lorsqu’est venu le temps des affirmations qu’il n’était pas question de discuter – c’est comme ça et pas autrement. Le temps des théorèmes, donc, des formules qu’il aurait dû suffire d’appliquer pour arriver au résultat voulu, attendu, évalué, noté. D’accord, mais... quand on ne comprend pas? Résultat faux, et faux et faux encore. Et c’est la moyenne annuelle qui en prend un coup.

La relation est ainsi devenue conflictuelle, en silence, face à un enseignant qui ne comprenait pas qu’on ne comprenne pas, même en insistant. Pythagore? J’aurais bien aimé en savoir davantage sur sa vie.

J’étais devenue nulle en maths.

Ou presque nulle, plutôt. En passant mon permis de conduire, à la leçon du parcage, l’instructeur m’a dit: il y a 50 centimètres de marge. En entendant le «bang» juste après, j’ai immédiatement saisi toute la relativité des proportions, plus ou moins exponentielles, selon que l’on est au volant ou... pas.

En posant la question Aimer les maths, un pari fou?, le comité de rédaction de l’Educateur espérait que ce pari puisse être relevé. Il n’a pas été déçu. Oui, on peut aimer les maths, les faire aimer, les faire comprendre, en s’amusant, en s’enthousiasmant. Et même en se trompant. Ce numéro spécial vous en convaincra.

Bonne lecture.

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