Le SER a 150 ans!

Cent cinquante ans… c’était il y a un siècle et demi que des enseignants comme vous et moi se sont dit qu’il fallait créer quelque chose qui nous unisse et nous fasse nous sentir plus forts ensemble pour exister dans ce monde et élever ce métier au rang des professions qui pensent, qui construisent, qui sont conscientes de leur valeur tout en l’améliorant constamment. 1864, c’était tout juste après l’invention de la photographie!

Cent cinquante ans… l’occasion de fêter un siècle et demi de conscience professionnelle, de foi dans le principe d’éducabilité et d’opiniâtres batailles pour donner le goût de l’avenir et l’espoir inlassable dans un travail éducatif toujours recommencé.

Cent cinquante ans… et autant de rentrées scolaires pleines d’enthousiasme, autant de fins d’année à constater le chemin parcouru et les progrès de petits hommes qu’on aura aidés à grandir. Un siècle et demi de travail incessant à rassembler, à expliquer que décidément on est plus intelligent ensemble que tout seul, un siècle et demi à espérer et à susciter cette union de tous les professionnels par-delà les murs de l’école, du canton, voire du pays et du continent.

Cent cinquante ans… l’opportunité aussi de reconnaître le chemin parcouru et d’avoir une pensée émue face à l’investissement de tous ceux qui nous ont précédés. Le SER va marquer cet anniversaire au travers d’un livre qui est actuellement en préparation (voir page 21) et qui nous fera plonger dans cet héritage riche d’événements parfois douloureux, souvent enthousiasmants, qui ont jalonné notre histoire associative.

Dès le début, la volonté s’est imposée de placer la profession dans une dynamique de réflexion. «L’esprit du temps est à l’association. Il était dans la mission de notre siècle de révéler tout ce que les hommes peuvent quand ils s’unissent dans une même pensée (...). Dans le domaine de la pédagogie, le progrès incessant est d’une nécessité qui n’est plus à démontrer»*. Et le plus marquant peut-être dans les motivations qui ont conduit à la naissance de notre association, c’est l’idée que la démocratie pouvait être la pire des choses, si elle n’était accompagnée d’une éducation et d’une formation adéquate pour ceux qui allaient l’exercer.

Mais là, cent cinquante ans plus tard, le souci reste entier!

 

* F. Villommet, N. Droz (1863). Circulaire du Comité d’initiative. In Savary, E. (1914). La Société pédagogique de la Suisse romande (1864-1914) Notice historique (pp. 5-6). Lausanne: Imprimeries réunies. é

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