Le religieux en toute éthique?

Interroger la place du fait religieux à l’école, de son enseignement particulièrement: c’est ce que proposent à toutes et à tous les intéressé-e-s les 8es Assises romandes de l’éducation, qui se tiendront le 22 septembre prochain à Lausanne. Pour y assister, il faut s’y inscrire! 

Depuis l’adoption du Plan d’études romand, qui rend obligatoire un enseignement de culture religieuse, les pratiques cantonales en la matière tendent apparemment à s’uniformiser. On parle désormais généralement de cours d’«éthique et de cultures religieuses» (ou d’enseignement des cultures religieuses et humanistes, en insistant sur le pluriel), et une posture neutre est exigée des enseignant- e-s – Constitution fédérale oblige. Mais regardée de plus près – comme s’y attache le dossier du présent numéro –, l’organisation de cet enseignement montre d’un canton à l’autre bien des différences, liées à l’histoire et aux volontés politiques locales.

Ici discipline distincte, là intégré en toute transversalité à d’autres disciplines; ici objet d’activités ponctuelles, là mis à la grille horaire chaque semaine; ici dispensé par des intervenants ecclésiaux, là par des enseignant-e-s ici dûment formés, là simplement sensibilisés; ici la laïcité portée comme un étendard, là la chrétienté toujours au fronton des écoles... Est-ce à dire que l’on n’enseigne pas le «fait religieux » avec le même regard et les mêmes mots à une petite Valaisanne qu’à un petit Neuchâtelois? Sans doute pas, mais l’intention de base reste, semble-t-il, la même: montrer les différences culturelles et religieuses pour nourrir la tolérance et ouvrir à l’autre, pour mieux vivre ensemble.

Bonne lecture. 

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