La solidarité plus que jamais nécessaire

Manifestations à Neuchâtel, en Argovie, à Genève: le monde syndical a montré son mécontentement cet automne. En Suisse, mais aussi ailleurs de part le monde, les enseignants craignent que la qualité de l’école souffre durablement en raison des coupes budgétaires. Ces rassemblements, réactions à ces coupes, ne se sont que la partie visible de l’iceberg qui menace l’école publique. 

Les services publics, et en particulier l’enseignement et l’éducation, sont clairement menacés par les différents accords commerciaux. Si le résultat des élections américaines peut être quelque peu préoccupant, la signature du CETA – Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (UE) sur les services publics – est un risque important d’une pression accrue vers la privatisation et la commercialisation de l’éducation. Il ouvre ainsi effectivement la porte à des fournisseurs étrangers de services éducatifs recherchant un profit et il octroie également aux investisseurs privés de nouveaux droits qui dépassent tous les accords commerciaux existants. Le système éducatif suisse, à travers les accords bilatéraux avec l’UE et l’accord de libreéchange entre le Canada et l’AELE depuis 2009, se retrouve donc en première ligne, d’autant plus que la Suisse souhaite revoir cet accord de 2009 en y incluant aussi les services.

À cela s’ajoute la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) qui représente la baisse d’impôt la plus importante de tous les temps. Là aussi, les menaces sur le financement de l’école publique sont bien présentes. Je souhaite donc, en cette période de bonnes résolutions, que la solidarité syndicale - en soutenant le référendum contre la RIE III et nos collègues qui descendent dans les rues - fasse fondre cet iceberg et vous présente mes meilleurs voeux pour 2017.

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