La formation, grande victime de la RIE III

Les déléguées et les délégués du SER, réunis à Nyon le 26 novembre dernier, l’ont compris et appellent à rejeter la RIE III.

La RIE III va développer ses effets dans un environnement économique morose. L’argent manquera forcément du côté des rentrées fiscales, comme l’expérimentent d’ailleurs déjà les cantons qui ont cédé aux sirènes de la concurrence fiscale en baissant leurs impôts. Ils ont dû couper dans les prestations à la population, par exemple en réduisant les subsides aux primes maladies ou en augmentant le prix des titres de transport. L’école est aussi souvent durement touchée, alors qu’une formation de très bonne qualité et accessible à tous est un atout fondamental de la Suisse.

Nombre de cantons ont déjà sabré dans l’éducation et la formation ou s’apprêtent à le faire pour absorber la RIE III.

– Neuchâtel: le nombre d’élèves par classe augmente pour le secondaire II;

– Jura: les mesures d’économies OPTIMA touchent les décharges des enseignants et prévoient des fermetures de classes;

– Valais: les demi-classes pour l’apprentissage des langues sont supprimées;

– Berne: le nombre d’élèves par classe augmente;

– Vaud: les écoles de musique, dont le budget devait être régulièrement augmenté sur six ans, voient ce budget gelé pour la deuxième fois;

– Genève: l’égalisation des salaires prévue selon la CCT (dont certains scandaleusement bas) a été refusée pour les écoles de musique.

Ces réductions de prestations à la jeunesse sont en général couplées avec des mesures sur les salaires ou le temps de travail des enseignants qui péjorent continuellement les conditions de travail et, à terme, la qualité de l’éducation.

Avec la RIE III, la formation va en prendre un coup en Suisse. Et c’est l’avenir de notre compétitivité qui est ainsi compromis.

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