La division, poison des syndicats

L’un des maîtres mots de l’action syndicale est l’unité; pour ce faire, il est indispensable que la solidarité entre les syndicats joue pleinement son rôle. Visiblement, tous n’ont pas la même définition, ni la même vision de ce que cette solidarité devrait être.

La SPG a besoin d’être soudée et ses membres unis les uns aux autres. Les divergences d’opinion sont normales, dès lors qu’on ouvre les débats sur les dossiers qui nous occupent. Elles nous intéressent lorsqu’elles sont exprimées en toute transparence dans les instances prévues à cet effet. À plusieurs reprises, le comité n’a pas été suivi dans ses propositions par l’une ou l’autre assemblée. C’est réjouissant, parce que c’est un signe de bonne santé du débat démocratique à la SPG. Les dossiers qui occupent le comité sont complexes à défendre auprès de nos autorités. Le comité doit y consacrer toute son énergie. Or, depuis trop longtemps, une contestation larvée mine sans cesse ce que le comité essaie de construire au sein des instances de la SPG. L’énergie et le temps dépensés à gérer ces conflits internes ne sont pas mis à profit des dossiers courants. Ces conflits risquent d’affaiblir notre syndicat. Il y a deux ans, lors de la dernière élection du comité et du président, un groupe s’était présenté contre le comité et le président sortant qui se représentaient. Nous avions alors vécu une élection ouverte. Le scénario a failli se répéter cette année, à la différence près que le groupe était cette fois clairement piloté par le Syndicat des services publics (SSP). Il y a deux ans, le message de l’assemblée avait été clair: mieux vaut participer et faire valoir son avis de l’intérieur, que d’aller contre notre exécutif démocratiquement élu. Message encore d’actualité... Nous ajoutons à l’intention du SSP qu’interférer ainsi dans la marche de la SPG, qui ne regarde que ses membres, nuit à la solidarité et à l’unité syndicales à Genève. Cela ne renforce pas la confiance nécessaire que nous devons avoir les uns en les autres dans notre lutte commune pour un service public de qualité. La SPG a besoin d’instances fortes et bien fréquentées. Chacun peut se retrouver dans la minorité, cela fait partie de la démocratie; il faut savoir l’accepter. Si les personnes minoritaires contestent systématiquement par des moyens inappropriés les décisions prises, le fonctionnement de la SPG risque fort d’être paralysé. Quels que soient le comité ou le président, ils ont besoin d’avoir les membres avec eux, à leurs côtés, parce que les temps sont durs. La situation budgétaire de Genève va pousser les autorités politiques à prendre des décisions lourdes de conséquences pour tous les fonctionnaires. Les négociations avec le Conseil d’État ne sont pas simples, les dossiers à traiter sont complexes. Dans ce contexte, le comité et son président ont besoin de la confiance des membres et donc de pouvoir s’appuyer sur une base la plus large possible. C’est à ce prix que nous pourrons avancer et défendre une école de qualité. Alors, venez au comité, participez aux Assemblées générales lorsqu’elles sont convoquées et soutenez les décisions, quelles qu’elles soient, parce qu’elles sont votées dans un cadre démocratique.

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