La COFRA découvre deux visages du dialogue pédagogique

Le récent Forum de la COFRA s’est penché sur deux projets de dialogue pédagogique, menés au ceff et à l’EP Battenberg. Josy Stolz y participait, qui apprécie la vision et la philosophie de Bernhard Pulver.

Peter Gasser, Josy Stolz, coprésidents, et Alain Jobé, secrétaire syndical, ont pris part le 30 novembre au Forum de la COFRA (Conférence de coordination francophone), intitulé «Solitaires ou solidaires? Ensemble dans le Dialogue pédagogique».

À tous niveaux

Il est applicable à tous les niveaux de l’enseignement, le fameux dialogue pédagogique prôné par le directeur bernois de l’Instruction publique. Ainsi le ceff (Centre de formation professionnelle Berne francophone) présentait- il, par Alain Stegmann, directeur de son domaine Artisanat, un modèle de revue par les pairs mis en place par le Réseau latin des écoles professionnelles. Un outil qui vise les échanges entre pairs de toute la Suisse romande, avec les effets d’enrichissement et d’encouragement escomptés sur les différents concepts pédagogiques.

Deuxième projet présenté en forum, celui de l’École primaire Battenberg (Bienne), qui travaille en équipe pédagogique verticale avec trois classes de 1-2H, 3-4H et 5-6H respectivement, soit une soixantaine d’élèves au total et sept enseignantes (dont deux travaillent dans les trois classes).

Coopération et tolérance

Inscrit dans le programme cantonal quinquennal consacré aux équipes pédagogiques, ce projet intègre toutes les leçons régulières et supplémentaires spécifiques des trois classes, en les répartissant selon les besoins de chacune. Cette année, des trios ont été formés (un élève de chaque classe), qui travaillent régulièrement ensemble, le thème phare choisi étant celui de la forêt. À travers des activités communes aux trois classes, d’autres par groupes de trios et des activités décloisonnées, le projet vise à promouvoir les valeurs de tolérance, de respect et de coopération.

Du temps…

Listant les effets positifs déjà constatés, les porteurs de ce projet parlent notamment de richesse pédagogique augmentée, de suivi plus fluide des élèves, d’amélioration de la vie et de l’ambiance de l’école. Quant aux difficultés, les enseignantes soulignent celle de trouver le temps nécessaire à développer ce projet. «Le dialogue pédagogique, en général, demande effectivement du temps. Une des tâches syndicales consiste à revendiquer les décharges nécessaires pour développer de tels projets», souligne Josy Stolz. Et la coprésidente d’apprécier l’attitude et la vision de Bernhard Pulver, qui encourage les enseignants à s’impliquer dans le dialogue pédagogique, dans une évolution profitable de l’école, tout en leur laissant toute latitude pour adapter cette évolution à chaque établissement, à chaque équipe. Ainsi les projets en cours sont-ils présentés non pour les copier-coller, mais pour s’en inspirer en les faisant répondre aux besoins spécifiques d’une classe, d’une école, d’une région. 

 

Sortez vos agendas 2017!

Deux rendez-vous importants s’offrent d’ores et déjà aux enseignants et directeurs d’établissements francophones bernois l’an prochain, à commencer par le deuxième Dialogue en ligne avec Bernhard Pulver, proposé le 1er février de 16h30 à 18h30, à l’adresse www.dialogueenligne.ch. Une occasion précieuse d’échange interactif sur la profession. Par ailleurs, la 3e Journée cantonale de l’école est agendée au 29 avril au gymnase de Köniz. Participez- y, le développement du dialogue pédagogique a besoin des francophones aussi! Nous reviendrons sur ces échéances capitales dans notre édition de janvier.

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