L’exemple, compagnon d’apprentissage

On apprend par l’exemple, c’est incontestable... à la condition que l’exemple soit compris. Ce qui semble relativement facile pour un objet, un geste, l’est beaucoup moins quand il s’agit d’un concept, d’une abstraction, d’une procédure, d’un raisonnement.

Qu’est-ce qu’un «bon» exemple, bien construit, bien compris? «C’est un exemple de. Ce qui est fondamental, c’est la relation. La relation entre ce qui est particulier, ici, devant l’élève, et ce qui est général, ce qui est à comprendre, à apprendre», précise en introduction notre dossier, qui propose plusieurs pistes d’action où l’exemple s’affûte comme un outil. Il devient exemple-oui, exemple-non, presque-exemple et contre-exemple pour enseigner un concept à de jeunes élèves (p. 7). 

Il doit se multiplier et surtout varier dans ses formes, se contextualiser pour ouvrir les portes de l’abstraction (p. 10, p. 12), que ce soit pour apprivoiser la grammaire (p. 14) ou pour résoudre un problème mathématique où le raisonnement par analogie, très répandu, «favorise la compréhension de concepts (...) ou de relations abstraites (...)» (p. 18). 

Que ce soit encore pour l’éducation à l’image (p. 15) ou pour l’apprentissage d’un nouveau rythme en musique (p. 17), l’utilisation de l’exemple, dans les pistes présentées, a l’objectif de constamment placer les élèves dans la position motivante de chercheurs… d’exemples, qui rebondissent, précisent, se trompent peut-être, confrontent et comprennent. Le raisonnement, la pratique, en sortent grandis. Le plaisir d’apprendre aussi. 

Bonne lecture.

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