Entre distance et présence

Assuré à l’origine par courrier postal, l’enseignement à distance s’est développé dans les pas des avancées technologiques: radio, télévision, avant le bond énorme qu’ont permis l’informatique puis internet.

Aujourd’hui, relève notre dossier, ils sont des millions d’étudiants, de tous âges, et dans de multiples disciplines, à bénéficier de cours à distance. Les MOOC proposés par l’EPFL en donnent un aperçu frappant (p. 8). Mais si les Technologies de l’information et de la communication (TIC) permettent la diffusion en masse et l’individualisation de la formation (p. 4) – par la flexibilité des lieux et du temps pour les apprenants –, elles ouvrent aussi des perspectives pédagogiques alléchantes. À commencer pour la formation des enseignants, avec le modèle de la plateforme «Moodle» (p. 7), dont les utilisatrices et les utilisateurs apprécient notamment les opportunités d’échanges collaboratifs ainsi que la personnalisation du rythme des apprentissages. Un vrai atout, d’ailleurs que cette différenciation possible, qu’augmente encore la diversité des outils TIC à disposition (matériel, logiciels, applications), à utiliser aussi directement en classe. Notre dossier présente l’exemple d’une expérience de validation collective des compétences, où enseignant et élèves jonglent entre présence et distance (p. 11), et celui où ce «blended learning» est exploité pour faire apprendre des élèves à besoins particuliers (pp. 13-14). Il se clôt avec quelques interrogations incontournables sur les «composantes spatio-temporelles de l’espace scolaire» et les nouveaux rôles que peuvent (doivent?) endosser les enseignant- e-s (pp. 16-18): «Quelle liberté de choix sommes-nous prêts à offrir à nos élèves?»

Bonne lecture.

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