Donner du sens, collaborer et avancer

Le bachelor est dans la poche – ou le sera bientôt –, une carrière s’ouvre devant l’enseignante ou l’enseignant novice. Comment cette nouvelle étape s’appréhende-t-elle? Comment sont vécues les premières années dans cette profession si riche en humain?

Notre dossier du mois présente quelques éléments de réponses à ces questions – parmi d’autres –, tirés d’une enquête menée de 2007 à 2014 auprès d’enseignantes vaudoises en début de parcours professionnel. Si les chiffres articulés – notamment en matière de postes et de taux d’activité disponibles, de procédures d’engagement – concernent surtout le contexte vaudois (p. 5), les situations vécues, les sentiments exprimés, les besoins mis en avant sont les mêmes que ceux rencontrés ailleurs.

Ainsi, lorsqu’il s’agit de réussir une «bonne» insertion (dans un établissement, une équipe, un duo pédagogique, une classe), les mêmes éléments jouent toujours et partout le même rôle fondamental: trouver un sens à son activité et comment articuler celle-ci à sa vie hors de l’école, se sentir capable d’agir sur les événements et d’endosser les différents rôles attendus, voir son travail et ses compétences reconnus tant par ses pair-e-s, que par ses élèves et les parents...

Les novices interrogées relèvent que l’envie et la capacité à collaborer, à partager les pratiques, à s’épauler – de la part des anciens et des anciennes aussi! – et les occasions d’exercer cette collaboration ont également une importance primordiale.

Entrer dans la profession... De même qu’avoir une classe à soi – alors que, souvent, «la réalité des novices est d’enseigner dans des espaces multiples et partagés» (p. 12) –, marque physiquement l’entrée dans la profession, assumer les premières rencontres avec les parents est, pour beaucoup, «un des indices tangibles que l’on est bien devenue enseignante» (p. 13). Bonne lecture.

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