Des ouvrages à découvrir en un clic!

 

 

 

 

 

 

> Hugo Horiot. (2018). Autisme: J’accuse. Éd. L’Iconoclaste.

Un cri, ou plutôt un hurlement de colère! Hugo Horiot est le brillant porte-parole de ses pairs autistes. Ses livres sont devenus en quelques années des témoignages incontournables. Il énumère des évidences méconnues: sait-on que dans la Silicon Valley, les start-up comptent nombre d’ingénieurs autistes? Que des entreprises comme Microsoft recherchent leurs compétences hors normes? Qu’avec leur atypisme, les personnes autistes sauront manier, mieux que quiconque, l’intelligence artificielle? Il est donc temps de les reconsidérer et ne plus les exclure hâtivement d’une société normative qui se refuse à les entendre. Et ne plus mépriser leur neurodiversité, mépris pouvant aller jusqu’à la tentation et à l’horreur de l’eugénisme… Le livre d’Hugo Horiot, empli de rage et de fureur, fait réfléchir. Ceux qui le liront n’emploieront plus jamais le terme «autiste» de façon insupportablement sarcastique.

 

> Michel Hutt. (2018). Cas d’école. Le roman à énergie scolaire. Éd. Yves Michel.

Au milieu de XXIe siècle, deux jumeaux plus rivaux que complices explorent le passé de leur mère, dans l’espoir de découvrir qui est ce père inconnu qu’elle a rayé de son existence. Les membres de cette famille étrange sont reliés par une caractéristique commune: ils ont été profondément marqués par leur éducation et leur parcours scolaire. À travers ce roman tonique et surprenant, l’auteur aborde plus sérieusement qu’il n’y paraît les questions de la pédagogie, des relations familiales, de la parentalité, de l’équilibre psychologique. Inspiré par la communication non violente et les récents apports des neurosciences, ainsi que par vingt-sept années de service dans l’Éducation nationale en France, Michel Hutt se penche sur les dysfonctionnements du système éducatif actuel pour esquisser le portrait d’une école plus efficace, plus épanouissante. Et pose cette question: l’énergie scolaire est-elle renouvelable?

 

> Jean-Pierre Rosenczveig. (2018). Rendre justice aux enfants. Un juge témoigne. Éd Seuil.

Ce livre est le témoignage d’un juge des enfants qui, au moment de la retraite, se retourne sur sa carrière qui a vu défiler des milliers de mineurs dans son cabinet. Les moeurs évoluent, le droit s’adapte-t-il? Ou continue-t-on à condamner avec des préceptes d’hier? Quelle attitude adoptons-nous vis-à-vis de la violence qu’exercent les enfants, comme de celle qu’ils subissent? Toute sa vie, Jean-Pierre Rosenczveig a milité pour que leur parole soit entendue devant les tribunaux et a dû faire face aux questions sociétales auxquelles notre société peine à répondre. À travers les dizaines d’histoires individuelles qu’il cite, on saisit la difficulté de juger des situations complexes avec intelligence et humanité. Plus que jamais, les mineurs ont des droits. Mais ils sont encore des enfants. S’ils sont reconnus coupables, leur emprisonnement est-il justifié ou reste-t-il toujours une erreur?

 

> Alain Badiou. (2018). On a raison de se révolter. L’actualité de Mai 68. Éd Fayard

Nous avons commencé cette rubrique avec la rage au coeur d’Hugo Horiot… La terminer avec Alain Badiou et son encouragement à poursuivre 68 n’est pas sans lien au fond! Mai 68… c’était la conviction qu’il fallait en finir avec les «places». En son sens générique, c’est ce que recouvre le beau mot de communisme, société égalitaire, société qui par son propre mouvement abat les murs et les séparations, société de la polyvalence et des trajets variables, dans le travail comme dans la vie. Ceux qui se reconnaissent contemporains de Mai 68 testent et attestent, dans diverses expériences, que le bouleversement des places sociales, le renversement des hiérarchies des libertés et des pouvoirs est politiquement possible. À travers la mise en place d’un type inédit de prise de parole et la recherche tâtonnante de formes d’organisation émancipatrices. Quelle école… pour cette société égalitaire recherchée?

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