Des ouvrages à découvrir

 

 

 

 

> Christiane Chessex-Viguet. (2015). Penser l’école. Transmettre, apprendre, éduquer. Éd. L’Harmattan.

Notre métier d’enseignant s’exerce dans des espaces balisés et circonscrits, mais l’auteure nous invite à oser pratiquer le hors-champ, à sortir de la soumission étroite et fidèle aux institutions qui nous emploient. Pour pouvoir accueillir positivement notre propre ignorance, accepter notre manque de solutions immédiates devant ce qui arrive. Car reconnaître nos impuissances, c’est rendre possibles nos capacités d’écoute, d’initiative, d’invention et de créativité. Tout cela, et ce n’est pas paradoxal, est à s’autoriser à l’intérieur d’une école à traiter comme un lieu à protéger du monde, aujourd’hui plus que jamais, pour qu’il demeure non ouvert aux lois et aux modèles de l’économie et des médias. Modèles qui se retrouvent dans la sélection, la hiérarchie, la course aux notes, l’évaluation permanente. L’école, qui transmet l’usage du monde, ne peut être organisée comme une entreprise à manager.

 

> Jean-Claude Meyer (2017). Le travail collaboratif des enseignants. Pourquoi? Comment? Travailler en équipe au collège et au lycée. Éd. Esf.

Avons-nous ce sentiment ambigu: considérer que l’essentiel de notre activité réside dans le face-à-face avec nos élèves, mais souffrir de la solitude et ainsi avoir un sentiment particulièrement ambivalent à l’égard du travail en équipe. Traduit par ce genre de questions: pourquoi et comment collaborer? Comment faire de cette collaboration, prônée par les recommandations officielles, du temps gagné et non perdu? Quels domaines et quelles règles de travail investir? L’auteur reprend ces questions. Avec de nombreux exemples concrets. Et en montrant quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles concernent des jeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Ne pas faire ce pari de l’intelligence collective, soutenant un engagement pédagogique donnant des ailes… semble un non-sens une fois le livre refermé. Ne reste qu’à nous lancer le défi!

 

> Xavier Roubinet et Pierre Santini. (2016). Un collège pour faire réussir tous les élèves. Mettre en pratique l’interdisciplinarité et l’accompagnement personnalisé. Éd. Chronique Sociale.

Un collège en marche! Voilà ce que propose, non pas Emmanuel Macron, mais les auteurs de ce livre. Pourquoi? Parce qu’ils visent un collège réfléchissant à sa mission et prenant le temps de donner du sens à tout ce qu’il met en place. Un collège en somme pédagogue, décidé à rendre explicites ses intentions, ses moyens, ses pratiques. Et acceptant de demeurer en mouvement. Une bien belle nouvelle que cette tentative. Cet ouvrage s’adresse ainsi aux enseignants comme aux chefs d’établissement qui y trouveront des pistes d’organisation et des outils fort intéressants à adapter de manière créative pour leur travail en équipe et l’accompagnement de leurs élèves. Avec des grilles à remplir, mais aussi cette alerte prévenant les lecteurs dès l’introduction: Pour arriver à la réussite de tous, il faut être capable de changer de posture, il faut réussir à mettre en oeuvre de nouvelles façons d’enseigner.

 

> Florence Loriaux (2017). Transformer la société par l’éducation. 30 ans de réflexions et d’actions du Groupe Belge d’Éducation Nouvelle. Éd. CARHOP.

Le Groupe Belge d’Éducation Nouvelle a 30 ans. Pour fêter cet anniversaire, une publication vient rappeler l’histoire de ce groupe. Mais aussi la recherche qu’il mène. Sa spécificité est de se positionner politiquement et pédagogiquement en faveur de la non notation. Il plaide pour la réalisation d’un chef d’oeuvre par les élèves, en remplacement des examens. Il souhaite par ses propositions pédagogiques tenter de mettre un terme à la compétition et à la sélection engendrées par les distributions de points. Le concept de «l’objection de conscience à la notation» qu’il développe, s’applique à tous les niveaux de l’enseignement, de la maternelle à l’université, en passant par la formation initiale et continue des enseignants ou de l’Éducation Permanente et la formation des adultes. Le GBEN est à l’origine de création d’écoles, comme la Maison des enfants de Buzet, visitée par de nombreux pédagogues.

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