Dernière rencontre avec nos inspecteurs

Le 21 novembre, le comité de la SPFF a rencontré une délégation de la conférence des inspecteurs pour évoquer quelques problématiques. Trois sujets étaient au menu de cette ultime entrevue.

Tout d’abord, la SPFF a décidé de ne plus rencontrer les inspecteurs sous la forme actuelle qui a certes fait ses preuves depuis de nombreuses années. Afin de discuter de nos préoccupations avec nos supérieurs directs, nous avons proposé de demander des entrevues avec le bureau de la Conférence des Responsables d’établissement (RE). Celui-ci regroupe un RE par arrondissement et deux inspecteurs. Cette proximité nous permettra une meilleure interaction et l’information pourra circuler dans tous les étages de la hiérarchie. Notre requête a été saluée et semble la meilleure option pour continuer à dialoguer avec nos autorités. La SPFF remercie les inspecteurs pour leur écoute et les rencontres constructives durant toutes ces années. Ensuite, nous avons abordé le sujet toujours épineux des mesures de soutien. Un nouveau système d’attribution des Mesures d’aide ordinaires de pédagogie spécialisée (MAO) se met en place avec la nouvelle législation scolaire. Les RE, qui disposent d’un nombre d’unités par rapport au nombre d’élèves de leur établissement, doivent analyser les situations avec les enseignant-e-s spécialisé-e-s et sont responsables de l’attribution du soutien aux élèves en difficulté. La SPFF estime que toutes les conditions ne sont pas remplies pour que ce fonctionnement donne entière satisfaction et que l’on a précipité les changements. En effet, les RE manquent de repères, de formation et parfois de connaissances des difficultés. À cet effet, à notre grande satisfaction, les inspecteurs nous ont présenté le concept des journées de formation organisées afin de stabiliser un fonctionnement complexe, d’associer les RE aux réflexions et de permettre de tendre vers une culture commune.

D’autre part, afin de répondre au mieux aux besoins de tous les élèves, la rigidité des chiffres et des attributions d’unités par établissement ne semble laisser aucune souplesse. Il est impératif que des unités puissent passer d’une école à une autre pour satisfaire aux manques éventuels et gagner en efficience. La SPFF demande dès lors qu’une vision globale des établissements d’une région puisse être maintenue. Les inspecteurs doivent encore coconstruire un système commun et efficace, notre demande étant légitime. Le processus est encore long, dans l’attente de la loi sur l’enseignement spécialisé. À la rentrée 2018, tout devrait être clair. Mais d’ici là, le chantier est encore ouvert et des évolutions sont attendues. Enfin, nous avons abordé le sujet des remplacements. Le manque de personnel dans ce domaine est réel. Suite à des problèmes rencontrés, la SPFF a demandé une clarification des rôles et des responsabilités au sein des établissements. Il en ressort que le RE est responsable du bon fonctionnement du remplacement, de la qualité du travail effectué. L’enseignant-e remplacée doit, selon son descriptif de fonction, collaborer à l’organisation de son remplacement. Dans le cas d’un duo, la personne restant en place doit collaborer étroitement avec le/la remplaçant-e, mais il n’est pas de son ressort d’apporter un coaching poussé si une situation problématique devait apparaître. Les RE ont cette responsabilité et peuvent, le cas échéant, mettre fin à un remplacement s’il constate des dysfonctionnements.

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