De nombreux défis à relever avec vous…

Oui, nous aurons de nombreux défis à relever ces prochaines années. Avec vous, pour vous et pour les élèves de notre canton. Elu ce 4 juin, vous avez accepté que je devienne votre représentant – fonction que je me réjouis d’honorer avec un élan d’humilité – durant quatre ans emplis d’évènements qui forgeront davantage l’image de la Société pédagogique vaudoise.

D’importantes étapes pour l’école vaudoise et pour la vie interne de la SPV constitueront un challenge que nous affronterons avec vous. Nous sommes prêts, car nous sommes de ceux qui acceptent de prendre leurs responsabilités; de ceux qui pensent que relever des défis, c’est aussi prendre des risques; de ceux qui n’hésitent pas à dialoguer et à négocier avec l’employeur; de ceux qui osent parfois dire oui, alors que la facilité enjoint à dire non; ou encore de ceux qui savent écouter leurs membres dans une organisation qualifiée par certain-e-s de «bourgeoise».

Oui, il y aura des défis à la pelle. Bien évidemment le prolongement de la mise en oeuvre de la LEO sera dans les esprits des salles des maîtres et des bureaux aux Allinges. Après les difficultés rencontrées pour la 9VG, l’affaire pourrait encore se corser avec la 10VG. Autant se mettre tout de suite à l’ouvrage et affiner le tir pour que la mise en place de la 11VG puisse se faire dans un climat serein. La maîtrise de classe au cycle 3 sera également un bouillonnant sujet, car il faudra définir – voire redéfinir – une conception de cette activité ô combien honorable et si cantonnée depuis peu ou prou une centaine d’années.

L’instauration de la loi sur la pédagogie spécialisée, les introductions de l’allemand et de l’anglais au cycle 2, l’établissement d’une 33e période prévue dans le programme de législature 2012-2017 du Conseil d’Etat ou encore la mise en œuvre de l’accueil du parascolaire (en regard à l’article 63a de la Constitution vaudoise) devront également être examinés de près.

Il en va de même des enjeux liés aux statuts des enseignants. La SPV devra traiter avec le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture une potentielle Loi sur le personnel enseignant pour que cette dernière prenne forme avant la prochaine révision de la Loi scolaire vaudoise. La vie interne de la SPV n’échappe également pas aux défis. Elle aura la tâche de s’organiser à l’image de la structure imposée par le concordat HarmoS avec une nouvelle constitution d’associations pour les cycles 2 et 3 et devra, par ailleurs, s’approcher davantage des enseignants dans les établissements scolaires afin de développer un dialogue entre le terrain et le Comité cantonal.

Parler de l’école, de son fonctionnement ainsi que de la vie de la Société pédagogique vaudoise ne peut se faire sans prendre en compte les élèves. A ce titre, ces derniers sont également au centre des préoccupations, la SPV étant persuadée que son conséquent travail et celui de ses membres est in fine pour les écoliers vaudois.

Ainsi, la vie de la Société pédagogique vaudoise ne sera pas un long fleuve tranquille durant ces prochaines années. Elle devra tenir le lac pour que le bateau ne bouge pas trop, et tâchera de poursuivre son voyage malgré les difficultés annoncées, sous peine d’être condamnée à un surplace stérile.

Lors de son AD du 4 juin 2014, la SPV n’a pas tourné une page. Elle a validé un renouveau continuel accompagné d’un autre style présidentiel. Ses objectifs restent intacts: veiller au progrès, à la promotion et à l’orientation pédagogique de l’école vaudoise en participant à son organisation; défendre les intérêts du corps enseignant vaudois et lutter pour l’amélioration de la condition matérielle, sociale et juridique de ses membres. En clair, la Société pédagogique vaudoise continuera de se battre pour vous, avec vous.

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