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> Daniel Hameline. (2017). Préludes à une pédagogie majeure. Écrits sur l’école (1974-2009).  Éd. ESF et Archives Institut Jean-Jacques Rousseau (AIJJR).

L’auteur nous a enchantés par ses cours, ses conférences, ses ouvrages. Accompagnant «les pédagogues», il a écrit aussi des préfaces et postfaces considérées aujourd’hui comme ne pouvant être oubliées. Tant ces écrits incisifs ont su, chaque fois, apporter une hauteur de vue nous ramenant à l’essentiel: «Qu’est-ce qui se fabrique dans le travail éducatif et comment en faire une action sensée?» Ces textes regroupés ont contribué à faire entrer la pédagogie dans «la majorité» au sens que Kant donnait à ce mot. Être «majeur», c’est «avoir le courage de se servir de son propre entendement». C’est ne pas se laisser piéger par les évidences, refuser de s’enferrer dans les polémiques convenues. «La pédagogie, quand elle a atteint sa majorité, est une marque de bravoure. Eh oui, mon brave!», écrit l’auteur, sourire aux lèvres, dans un Avant-propos aussi inestimable que l’ensemble du livre.  

 

> Bernard Delpal. (2016). L’Album de Beau-Vallon. Fondation et période historique de l’École (1929-1945) . PMH-Éditions.

Se plonger dans l’histoire d’une école qui cherche à rendre les enfants heureux, et ce faisant travaille à changer le monde, est toujours intéressant. On y trouve souvent à l’origine une personne qui fait de la question éducative son projet de vie. C’est le cas de Marguerite Soubeyran qui, en 1929, luttant pour une société de la liberté, de la justice et de l’amour, fonde Beauvallon, à Dieulefit, avec Catherine Krafft. L’histoire n’est pas que française. Elle raconte comment elle s’inspire des recommandations de l’École nouvelle née à Genève au début du XXe siècle. Et comment ce rêve collectif fait de cette école une communauté de résistance durant la guerre de 1939-45, ouverte aux réfugiés. On y voit les écoliers réconforter les grandes personnes ayant perdu jusqu’à la raison de vivre. Beauvallon est une école qui continue aujourd’hui la mission qu’elle s’est donnée. On va y faire un tour?  

 

 

> Nathalie Francols. (2017). Profs et élèves, se faire confiance. Situations quotidiennes à comprendre et à dénouer.  Éd. Chronique sociale.

Je ne peux pas me couper en 25! dit, en rouge, la couverture du livre. Se différenciant par là d’un premier tome portant le même titre, cet ouvrage nous invite encore à réfléchir à partir de paroles entendues des centaines de fois dans toute vie d’enseignant. Quelles sont ici ces paroles analysées pour mieux comprendre leurs répétitions? Les voici, devenues titres des quatorze chapitres du livre: C’est pas moi! J’ai rien fait! / C’est trop dur, impossible à trouver! / Fallait écouter /J’aime pas les maths! C’est pourri Molière! / On n’y peut rien! On a tout essayé! / Est-ce que vous avez des questions? Est-ce que c’est clair? / Madame vous m’avez oublié un point! / Ils n’ont pas de vocabulaire. Ils m’épuisent! / Tu sais ce qu’il m’a fait Idriss ce matin? / Allez fais un effort. / M’dame vous insultez Dieu! / C’est trop théorique! En quelques pages chaque fois suivent analyses et pistes d’action.  

 

> Geneviève Therriault, Dorothée Baillet, Marie-France Carnus, Valérie Vincent (Dir). (2017). Rapport au(x) savoir(s) de l’enseignant et de l’apprenant. Une énigmatique rencontre.  Éd. De Boeck. Préface de Bernard Charlot. 

Ce livre explore les interrelations entre les rapport(s) aux savoir(s) des enseignants et des élèves. Un objet d’étude rare, qui nous rappelle la question posée par Philippe Perrenoud en 2015: le rapport au(x) savoir(s) est-il contagieux? Les auteurs touchent à cette question à travers leurs recherches empiriques conduites dans différents ordres d’enseignement. Les résultats montrent qu’il y a bien «une rencontre» entre ces rapports. Et qu’il s’y passe des choses fort intéressantes. La preuve: il demeure toujours des parts énigmatiques dans ces rencontres, tant il est difficile de percer les mystères des processus d’influences réciproques, des enjeux de pouvoir et de toutes les dimensions identitaires et sociales qui s’y jouent. C’est une des grandes qualités de ce livre: faire émerger la diversité de ces rencontres. Et du coup nous donner envie de l’observer et d’en tenir compte dans nos écoles.

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