Déboutés, plus du tout formés

En décembre 2015, le SER et LCH publiaient une position commune concernant l’intégration des enfants réfugiés, qui débutait par ces mots: «Enfants et adolescents ont droit à l’éducation, indépendamment de leur statut légal.» 

La première des cinq exigences posées alors par les deux faîtières demandait que soit garanti pour les enfants et les adolescents réfugiés le droit fondamental à l’éducation et à l’intégration professionnelle et sociale inscrit dans la Constitution fédérale et dans les conventions internationales. Force est de constater que dans plusieurs cas, cette exigence ou plutôt ce droit est mis allégrement à la trappe par les autorités. En effet, les cas de jeunes migrant·e·s contraint·e·s d’interrompre leur formation suite à un refus de leur demande d’asile se multiplient. Cela place les jeunes concerné·e·s dans des situations à risques, provoquant chez eux un profond désarroi. La plupart de ces jeunes, après un parcours difficile et au prix de beaucoup d’efforts et de volonté, sont parvenu·e·s à intégrer avec succès notre système de formation et ils représentent une chance pour la société multiculturelle et l’économie de notre pays.

Face à cette injustice, la société civile s’est mobilisée en Suisse romande au début de cette année. Cette mobilisation a débouché sur le lancement d’un Appel de la société civile pour que les jeunes déboutés de l’asile puissent poursuivre et achever leur formation. Cet Appel va dans le sens des revendications du SER.

Notre syndicat œuvre pour garantir les droits fondamentaux de toutes et tous les jeunes. En tant qu’enseignant·e·s, nous allons continuer à voir en ces enfants et ces adolescent·e·s migrant·e·s non pas des réfugié·e·s déboutés, mais des citoyennes et des citoyens qui ont, eux aussi, le droit à une formation de qualité. 

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