Comment accueillir les bleus?

Malaise des enseignants, pénibilité et manque de reconnaissance du métier, pénurie de profs annoncée dans certains degrés… Si les Hautes écoles pédagogiques (HEP) font toujours le plein malgré ces traits quelque peu sombres de la profession, celle-ci perd peu à peu de son attractivité. Parmi d’autres raisons, sans doute aussi parce que les enseignants débutants rencontrent à l’aube de leur carrière nombre de difficultés, qui, comme leur fonction, vont en se complexifiant. C’est à cette insertion professionnelle des jeunes maître-sse-s que s’intéresse le dossier du présent numéro proposé par une équipe de formateurs-chercheurs des différentes HEP romandes et du Tessin. Collaboration spontanée avec les «anciens» ou mentorat institutionnalisé (pp. 29, 38), l’accompagnement du «nouveau », tant au primaire qu’au secondaire, se révèle primordial, surtout quand le «bleu» y trouve de petites balises pour les moments clés de l’année scolaire (p. 29). De son côté, un enseignant chevronné qui épaule un collègue novice y  trouve une source importante de valorisation et de satisfaction (p. 28). Si, de plus, il suit pour ce faire une formation de médiateur ou de coach, par exemple, il s’enrichit, entre autres, d’outils de gestion des relations humaines (p. 30). Plus loin, une équipe pédagogique accueillante peut grandir en cohésion tout en acquérant des idées nouvelles. Bien évidemment, cet accompagnement n’est pas toujours teinté de rose; souvent source de tensions, parfois de dérapages, il mérite toutefois amplement les regards croisés des chercheurs. Avec le souhait que la formation initiale en HEP s’en inspire pour encore mieux préparer ses étudiant- e-s: les élèves ont tout à gagner avec un-e pédagogue à l’aise dans sa classe.

Bonne lecture.

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