AGCS, TISA, TTIP, CETA...

... Quels sont les accords commerciaux qui se négocient derrière ces acronymes? À quel niveau la Suisse y participe-t-elle? Dans quelle mesure, surtout, touchent-ils les services publics et plus particulièrement l’éducation?

Notre dossier a plongé dans ces questions alors que les négociations autour du CETA (accord entre le Canada et l’Union européenne) défrayaient la chronique, marquant notamment l’opposition entre tenants de l’ultralibéralisme et défenseurs des services publics.

Un rappel d’abord: la Suisse n’est concernée, pour le moment du moins, que par l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) et le TISA (Trade in Services Agreement). S’agissant de l’éducation, la Conférence suisse des directeurs de l’instruction publique l’affirme (p. 13): «Ni les fondements de notre système éducatif ni nos écoles de tous les degrés de la pyramide scolaire ne s’avèrent touchés (...)» Le Secrétariat d’État à l’économie confirme (p. 16): «Les engagements contractés par la Suisse (...) se limitent aux services d’éducation privés (...) Notre ferme intention est d’en rester là.» Ce serait rassurant s’il n’ajoutait: «(...) si tout se passe selon nos anticipations, rien ne changera pour la Suisse en matière d’éducation.»

Ce léger conditionnel fait écho, à l’échelle internationale, au «brouillard administratif» auquel les syndicats de l’éducation se heurtent dans leur veille active pour excluretotalement l’éducation – et les autres services publics – de ces accords qui menacent directement le droit à l’éducation, gratuite, pour toutes et pour tous. Un mot d’ordre: «La pression ne doit pas se relâcher.» (p. 18)

Bonne lecture.

P.S.: L’édition 2016 de la Semaine romande de la lecture touche à sa fin, mais l’aventure poétique se poursuit sur la plateforme www.semaine-romande-lecture.ch, toujours prête à recevoir toutes les contributions écrites et dessinées des classes.

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