Affronter et construire ensemble

Aujourd’hui que l’école se doit d’être inclusive, la collaboration entre celles et ceux qui ont la charge des élèves – au sens large – est plus nécessaire que jamais. Collaborer, coopérer, d’accord, mais comment?

En matière de travail collectif, rien n’est possible sans débat préalable, et ce au niveau même de l’établissement, affirme en préambule notre dossier du mois. On le sait, les prescriptions qui l’imposent, ce travail collectif, surtout si leur sens échappe aux protagonistes, ont peu de chance de déboucher sur une collaboration efficace, encore moins au sein d’une institution où le travail quotidien «se joue encore, pour une grande partie, dans la solitude de l’enseignant ·e face au groupe classe» (p. 7). Il s’agit ainsi d’abord de se connaitre, de reconnaitre les rôles de chaque membre de cette équipe toujours plus pluridisciplinaire (direction, cadres, enseignant·es, personnel éducatif, médical), en veillant à ce que les implicites, si nombreux en l’école, soient exprimés. Une suggestion: discuter des épreuves rencontrées «qui ne sont pas le résultat de déficits personnels», mais «inhérentes à la profession enseignante » (p. 5). On gagne à affronter ensemble les difficultés du métier.

L’exemple du concept dit à 360° mis en place dans le canton du Vaud (p. 8), ceux, dans le canton de Genève, des équipes pluridisciplinaires (p. 10) et des coordinateurs pédagogiques (p. 17), celui encore d’une cadre intermédiaire (p. 12), les échos venus de France (p. 6) avec l’avis des syndicats sur la question (p. 15), montrent toute la valeur ajoutée de ces échanges intermétiers, l’importance de la légitimation par chacun·e des différents statuts professionnels (p. 14) pour éviter des enjeux de pouvoir toujours éprouvants. Collaborer, ça se gagne!

Bonne lecture. 

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