À la découverte de 4 ouvrages...

 

 

 

 

 

> Bruno Robbes. (2016). «L’autorité enseignante. Approche clinique.» Éd. Champ social. Préface de Mireille Cifali.

Cet ouvrage se distingue des débats actuels sur l’autorité où, pour rechercher la vérité, les contradictions s’affrontent. Ici ce sont les nuances qui l’emportent. Bruno Robbes recourt à une approche clinique qui dépasse les clivages les plus courants, pour élaborer une compréhension de ce qui se vit sur le terrain. Il part non des théories, qu’il sait articuler, mais de personnes qui lui ont parlé de leur expérience personnelle de l’autorité. La leur. Celle de professionnels d’aujourd’hui aux prises avec les contradictions d’un contexte scolaire et d’éducation en mutation et leurs propres conceptions du métier. Certains sont à leur début, d’autres à la fin de leur carrière. Nous assistons à leurs débats intérieurs, à leur construction d’une autorité et aux influences sur elle reçues, parfois à leurs impasses. Un livre fort. Sans peur de partager les certitudes bousculées par le quotidien du métier.

 

 

> Farina Fassa. (2016). «Filles et garçons face à la formation. Les défis de l’égalité.» Éd. Presses polytechniques et universitaires romandes. Coll. Le savoir suisse.

Théoriquement, filles et garçons sont, en Suisse, maintenant à égalité face à la formation et l’éducation. En réalité, qu’en est-il vraiment? Bien sûr, on constate que les filles sont meilleures à l’école, plus nombreuses à poursuivre leurs études dans des filières de formation longues et exigeantes, mais butent ensuite pour convertir leur réussite scolaire en réussite professionnelle. Cet ouvrage tente de cerner les causes de cet écart entre «compétences de départ» et «succès de carrière» pour les filles. Les analyses montrent qu’il faut encore qu’une véritable révolution sociale s’accomplisse, dans les esprits et les moeurs, pour que l’égalité dans la réussite soit définitivement acquise. Certes, cette révolution est en marche. La Suisse, du fait de ses vingt-six cantons et de la relative autonomie de ses politiques éducatives et sociales, a des avantages pour accélérer le processus.

 

 

 

> GFEN Secteur langues. (2016). «Débuter en langues. Pratiques de classe et repères pour enseigner.» Éd. Chronique sociale.

Alors que l’enseignement des langues est une question vive en Suisse, voilà un livre pour nous donner envie de, vite, enseigner une langue étrangère! Et n’importe laquelle! Les repères théoriques sont clairs, les pratiques décrites enthousiasmantes, pouvant s’adapter à une langue ou à une autre, à telle classe d’âge ou telle autre. Ce livre montre la force d’un collectif de recherche pédagogique désirant transmettre les situations d’apprentissage qu’il crée et éprouve dans les classes qui sont les siennes. Bref, refermer le livre, c’est avoir envie de faire vivre tous ces ateliers. En sachant combien aussi on se régalera, en pouvant discuter ensemble de ces propositions. Comme les auteurs qui affirment: pour avancer dans notre enseignement, nous devons donner des réponses provisoires à nos questions, elles sont indispensables, mais elles ne sont pas de nature à éteindre nos questions.

 

 

> Dr Vittoria Cesari Lusso. (2016). «Parents et grands-parents: rivaux ou alliés? Dépasser les conflits de rôles, développer le plaisir de la coopération.»  Éd. Favre.

Quelle doit être, aujourd’hui, la place des grands-parents dans la famille? Assurément plus subtile, plus réfléchie, plus délicate qu’autrefois. Surtout à cause des divorces et séparations qui sont un des thèmes centraux de ce livre. Comment «gérer» (un mot affreux de comptable!) les nouvelles situations découlant de ces ruptures désormais banales? Comment poursuivre ou intensifier les relations avec les petits-enfants? Les «ex»? Naviguer dans les familles recomposées? Comment éviter les rejets injustes, les frustrations rentrées? L’auteure, psychologue, s’évertue à nous donner des pistes de réflexion. Souvent pétries de bon sens. Même si aider les jeunes à ne pas être tiraillés entre leurs parents et grands-parents, leurs géniteurs et leurs remplaçants, ou à trouver leur place dans des fratries reconstruites, est parfois un cheminement pavé de pierres autant blanches que noires.

L'accès aux documents est réservé aux abonnés.